Muyumba : « Kabila a rompu avec la CENCO et méprise l’Accord »

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Moïse Katumbi et le G7, « devenus la peste de la République », sont la cause du blocage politique actuel en RDC, estime l’opposant Raymond Muyumba Maïla. Dans un pamphlet publié jeudi sur Facebook, il affirme que pour eux, « Kabila n’entend pas retirer Bruno Tshibala », le premier ministre au cœur de la controverse.

« Tout est clair », indique l’opposant « indépendant » Raymond Muyumba, ancien de l’UDPS : le président Kabila n’entend pas remplacer par un autre, Bruno Tshibala nommé premier ministre. « Tout ça, à cause de G7 et Moïse Katumbi devenus la peste de la République », commente-t-il.

Moïse Katumbi, a été collaborateur de Joseph Kabila durant 8 ans, à la tête de la province du Katanga, jusqu’en 2015. Comme ses collègues du G7, les 7 partis frondeurs exclus de la majorité au pouvoir, il s’oppose au maintien de Joseph Kabila au pouvoir au-delà de son dernier mandat présidentiel qui a expiré en décembre 2016.

« Kabila a rompu avec la CENCO et méprise l’Accord »

La signature de l’accord final sur la transition, en l’absence de la médiation catholique, est pour l’opposant Raymond Muyumba, « un signal fort que Kabila a rompu avec la CENCO et méprise l’Accord. Il s’en tient à son cadeau lui donner (sic) par la cour constitutionnelle : la mauvaise intellignce de l’article 70 » de la Constitution congolaise, l’opposant Raymond Muyumba.

Pour lui, l’arrangement particulier signé jeudi en l’absence du Rassemblement de l’opposition et la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO, ramène la RDC « à la situation d’avant l’accord de Kodjo ».

Cet accord obtenu, sous la médiation de l’Union africaine, n’a pas permis la sortie de la crise, plusieurs partis politiques l’ayant boudé. Le second accord, sous la médiation de la CENCO, réuni presque tous protagonistes, signé le 31 décembre 2016. L’arrangement final de cet accord, n’a pas été signé les membres du Rassemblement de l’opposition, mais aussi le MLC et son allié Front pour le respect de la Constitution.

Un accord au risque des violences en RDC

Bien plus, l’opposant Raymond Muyumba tient pour responsables de l’issue risquée de cet accord, les organisations panafricaines, l’ONU ainsi que les puissances occidentales qui ont promis une issue pacifique de la crise. « C’est ça qu’on arrange derrière notre dos et pour nous endormis avec des déclarations diplomatiques ?», interroge-t-il.

Il pense, en outre, que le refus de « signer l’arrangement de manière citoyenne et civilisée » risque de plonger le Congo dans les violences.

« Faut-il que d’autres personnes prennent des armes pour recouvrer leurs droits de se porter candidats aux élections présidentielles ? Mieux vaut prévenir que guérir. Je sais que toutes les guerres internes quoique gagnées par le pouvoir public, finissent toujours par les négociations. Alors, pourquoi ne pas négocier aujourd’hui, c’est-à-dire signer l’arrangement de manière citoyenne et civilisée ? »

L’opposant politique basé à Lubumbashi conclut : « Faire signer le vrai Rassemblement de LIMITE suffit pour nous éloigner de la crise ».

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