RDC : l’accord sur la transition sans une partie des signataires

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Jeudi 27 avril, le pouvoir congolais et une partie de l’opposition ont signé l’Accord final sur la transition. La cérémonie a eu lieu au parlement en l’absence de l’aile Tshisekedi du Rassemblement de l’opposition et de la médiatrice du dialogue, la CENCO, qui dénoncent la nomination du premier ministre Bruno Tshibala par le président Kabila.

La cérémonie a eu lieu dans la salle du congrès du palais du peuple en présence des parlementaires et des représentations diplomatiques. Plusieurs délégués au dialogue étaient absents aussi, « excusés », a précisé le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku qui a présidé la cérémonie. Cet accord devra, a-t-il souligné, « renforcer la cohésion en vue d’un processus électoral apaisé ».

L’arrangement particulier fixe notamment le partage des responsabilités entre opposition et pouvoir au sein du gouvernement. Mais aussi, il fixe le chronogramme des activistes durant la transition en vue des élections, ainsi que le rôle du conseil de suivi. Il donne au gouvernement la mission, « en priorité », d’organiser « les élections apaisées et assurer la sécurité et les libertés citoyennes. » un gouvernement dont « les parties s’engagent à assurer la stabilité », indique le texte lu au cours de la cérémonie au parlement.

Une entorse de l’Accord, selon la CENCO

La médiation catholique, la CENCO, ainsi que le Rassemblement que dirige Félix Tshisekedi, ont boudé la cérémonie. Pour les évêques catholiques, l’accord du 31 décembre a été tordu en nommant premier ministre Bruno Tshibala à la place du candidat de l’aile Tshisekedi du Rassemblement. Et pour cette plate-forme d’opposition, le premier ministre doit sortir de ses rangs.

Pour le député Francis Kalombo, l’ancien président de la ligue des jeunes du parti présidentiel, PPRD, entré en opposition, cette cérémonie élargit la majorité présidentielle.

La veille de la signature de l’arrangement particulier à l’Accord sur la transition, le député Christophe Lutundula, délégué du Rassemblement à ce dialogue, a dénoncé l’immixtion du parlement dans « un processus de négociations politiques extra institutionnelles et entre privés », rapporte Radiookapi.net.

Mais le parlement qui a organisé la signature de la mise en œuvre de l’Accord fait l’objet des critiques, puisque hors-mandat : le sénat depuis 5 ans, l’assemblée nationale, depuis février 2017. « #RDC : un parlement hors mandat va valider la signature de l’arrangement particulier ce jeudi à Kinshasa », ironise le journaliste stevewembi .


Deux inconnues à cette mise en œuvre de l’Accord sur la transition restent à ce jour : la date des élections et la personne qui va diriger le Conseil de suivi de l’accord ainsi que la loi qui devra, désormais, l’organiser.

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