Katanga: pour quel changement, la chute des gouverneurs?

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Lubumbashi, Shégués, RDC, crise de maïs

Les destitutions des gouverneurs ont lancé, dans l’ex-Katanga, le débat sur la responsabilité des députés. Un réveil des députés ou une tentative du camp présidentiel de soumettre les gouverneurs ?

Les avis divergent à Lubumbashi entre politiques, jusqu’à la société civile. Les députés ont « abattu un travail noble » dans la destitution de Célestin Mbuyu, estimait Darius Sumbi, président de la Ligue des jeunes du Haut-Lomami. A Lubumbashi, Baudoin Nkwambi de la Société civile du Congo (Socico), dénonçait « un complot contre le Katanga. » Un complot, selon lui, « destiné à retarder le développement » du Katanga.

Vous pouvez lire : La destitution des gouverneurs divise au Katanga.

Le démembrement, « un cadeau empoisonné » pour le Katanga ?

Le démembrement du Katanga a été « un cadeau empoisonné. » C’est ce qu’a indiqué à Congo Durable, sous anonymat, un fonctionnaire public du Haut-Lomami. Pour lui, les destitutions des gouverneurs ne sont pas un hasard. Ainsi, Célestin Mbuyu serait « tombé dans un piège » en acceptant d’être gouverneur. Ancien ministre de l’intérieur, il savait que les provinces lancées à la hâte n’allaient pas immédiatement se développer. Or, explique le fonctionnaire, « les gens attendaient qu’il construise aussi chez eux ».

Mais dans le Haut-Katanga où Jean-Claude Kazembe a plutôt lancé des travaux remarquables, le problème se pose autrement. Pour Thierry Mukelekele, Kazembe est une victime des conflits internes à la Majorité au pouvoir.

Vous pouvez lire : La MP a-t-elle lâché le gouverneur Kazembe ?

Après Kazembe et Mbuyu à qui le tour ?

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont annoncé une motion de censure contre le gouverneur du Lualaba Richard Muyej. Information non confirmée à Kolwezi. Pour Momo Mulapu, chargé de communication du gouverneur Muyej, « les relations entre l’assemblée et le gouvernorat sont bonnes. »

Il indique, pour preuve, « un tête-à-tête de deux heures avec le président de l’assemblée provinciale. » C’était peu avant le démarrage de l’atelier des assemblées provinciales à Kinshasa. Un atelier, selon certains analystes, orienté vers l’étouffement des mottions de censure en cours. Mais le ministre de l’intérieur, Emmanuel Shadari, l’a formellement démenti.

Pour Baudouin Nkwambi de la Société civile du Congo, la rumeur sur le gouverneur est intentionnelle. « C’est une façon de pousser les députés du Lualaba à une prise de position. »

Éric Cibamba

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