Maquis et prière, le rêve de succès aux Exétat

In Actualités, Congo profond
Exétat

Les finalistes du secondaire de la RDC ont horreur d’échouer aux Examens d’État (Exétat). Le rêve du succès scolaire pousse pourtant certains aux pratiques qui n’en rapprochent pas. Prières intemporelles et maquis d’étude n’apportent parfois pas de bonheur.

En RDC, les responsables de l’enseignement interdisent les maquis scolaires, des retraites en vue de préparer les Exétat. Ils évoquent la sécurité des élèves. Mais aussi, l’absence d’encadrement pédagogique classique fait redouter des dérapages et des surmenages.

Le maquis, au risque de complication

Les examens d’État, Exétat, portent sur les matières enseignées durant plusieurs années du secondaire. Se retirer pour étudier et « assimiler ces leçons en deux ou trois mois de maquis » n’est pas donné d’avance. Pour Roger Bukasa, enseignant de Psychologie pédagogique, « un bon maquis se fait tous les jours. Il prend du temps pour des bons résultats. » Les retraites d’élèves pécheraient aussi par « précipitation », estime l’enseignant. « Le maquis des dernières minutes peut provoquer le surmenage et la confusion. Car à force de vouloir tout comprendre en peu de temps on finit par bloquer et se bloquer ».

Dans les maquis, en effet, plusieurs élèves se donnent peu de repos et se surchargent. Aussi, parmi eux, la peur de l’échec du départ cède place au goût de liberté. Un ancien élève témoigne que le maquis fut sa première expérience de vivre en dehors du toit paternel. Libertin, il y découvrit sexe et boissons oubliant sa peur d’échouer. Néanmoins, de nombreux élèves ont su, malgré tout, tirer profit de ce moment et engranger de bons résultats.

Le diplôme d’État au bout des séances de prière

A la veille des épreuves de fin d’études secondaires, famille, écoles et églises se mobilisent à Lubumbashi. La peur de l’échec met plusieurs sur la voie de la religion. Des églises organisent des prières et jeunes pour finalistes. L’idée n’a tout de même rien de risqué en soi. Mais que la réussite soit garantie uniquement par la prière, c’est là un piège dans lequel tombent de nombreux élèves.

Souvent, ils ont peu de temps et sont désespérés, les jeunes qui se concentrent à trop prier à quelques jours des épreuves. Autant les ultimes maquis exposent aux échecs, fautes de méthodologie d’apprentissage, autant les ultimes prières distraient les finalistes du secondaire.

Éric Cibamba

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