CD Hebdo n°03 : Moïse… l’eau manque !

Dans Actualités, CD hebdo

Téléchargez désormais CD Hebdo 03 du 03 juin 2017. A la Une, l’eau manque à Lubumbashi. Pourtant, c’est un droit de l’homme. Alors qu’en RDC, les attentions se focalisent sur les les libertés publiques, l’eau et l’électricité, droits fondamentaux, sont violés en silence. Vous pouvez télécharger l’édition

Voici l’Editorial que CD Hebdo consacré à ce propos.

L’eau c’est la vie, convenons-nous de dire. Cette vie a manqué, des semaines durant à Lubumbashi, en silence ! Lorsqu’elle vient à manquer, c’est que la vie s’arrête. C’est ce qui arrive, pourtant, à des millions des congolais, sur un territoire plus que drainé par des cours d’eau douce. Pire encore, l’eau manque, même sur les bords du puissant fleuve Congo, dans la capitale Kinshasa.

La seconde moitié du mois de mai 2017, alors en plein démarrage de la saison sèche, une pénurie inexpliquée en eau a frappé Lubumbashi. Ni les autorités publiques, ni le gestionnaire public de l’eau, la Régideso, personne n’a osé expliquer la crise. Du moins, publiquement, alors que le mal était devenu notoire. Seules les plaintes ont été entendues.

Des jours entiers, et ce triste spectacle se normalise. Et voilà des femmes, des enfants aussi, et des hommes invités à courir à travers les rues de Lubumbashi, à la recherche d’eau. Certains ont consommé une eau plus qu’impropre, l’eau ordinaire étant réputée peu soignée ! Cela interpelle-t-il dirigeants et élus ? On l’espère !

Sinon, comment expliquer que des jours durant, puis des semaines, l’eau vienne à manquer et qu’à la place d’explications, s’impose le silence ? L’eau, me semble-t-il, relève des secteurs sensibles de la gouvernance, au sens de gestion de la cité. Si donc la puissance publique ne peut être là lorsque pèse le danger, qui devrait y être ? Déjà les congolais ont appris à « se prendre en charge », comme le slogan arrive à temps et à contretemps. Faudrait-il qu’ils aillent jusqu’à créer leur propre Régie des ‘‘Bishimpo’’, ces puits dangereusement creusés et qui ne rassurent ni salubrité, ni sécurité ni eau potable ? On pourrait bien en arriver là.

A propos de l’eau, les Congolais semblent abandonnés à eux-mêmes. On est tenté parfois, trop chrétien, de crier : « Où est Moïse ? » … De son bâton, qu’il frappe nos robinets et qu’en sorte l’eau ! Sinon inviter Jésus, comme aux noces de Canaan, à changer nos ‘‘bishimpo’’ en eau potable.

Didier Makal

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