Un militaire à la tête de la police, et le durcissement de la répression en RDC ?

Dans Actualités, Politique
Police congolaise

Le président Joseph Kabila a signé, lundi, une ordonnance nommant de nouveaux chefs de la police nationale congolaise. Un militaire remplace Charles Bisengimana : le général Amuli Dieudonné.

Des changements consécutifs à une insécurité grandissante en RDC où la population ne sait vivre à son aise. Même la capitale Kinshasa n’est pas épargnée par des attaques devenues spectaculaires, sans que la police ne sache formellement identifier les auteurs.

Le général AMUlI Dieudonné avec une expérience forte dans les forces armées de la République remplace le général Bisengimana Charles au poste de commissaire supérieur de la police nationale congolaise.

Joseph Kabila rappelle à l’ordre ou tempère le climat politique?

Le président de la République a, non seulement nommé, mais il a aussi envoyé à la retraite. A une période où la RDC court des sanctions le risque de nouvelles sanctions, américaines notamment, Kabila semble vouloir envoyer d’accalmie à la communauté internationale.

Avec le bouillant général Kanyama frappé par les sanctions européennes, la police a pris le coup d’une répression dure à Kinshasa. Mais à y voir de près, c’est la police entière qui est vue ainsi. Car, à Lubumbashi, à Goma ou à Mbujimay, les police empêche des manifestations de l’opposition et procède à des arrestations dans les mêmes conditions. Kanyama est envoyé à la formation, une façon de le retirer du commandement, après une courte suspension qui a suscité beaucoup de commentaires à Kinshasa, en pleines sanctions européennes.

Un militaire à la tête de la garde civile pour ne pas dire police, le chef de l’Etat envoie, toutefois, -et c’est parfois contradictoire à considérer l’idée d’apaisement,- un signal fort aux auteurs de récentes attaques à Kinshasa, que la majorité au pouvoir attribue à l’opposition. Celle-ci, toutefois, accuse le pouvoir d’être derrière pour justifier sa volonté d’instaurer un état d’urgence. Le risque d’une reprise, peut-être d’un durcissement même de la répression, est redouté étant donné que l’armée dont provient le nouveau chef de la police, n’est pas soumise aux mêmes réalités que celles vécues par la police.

« Kibunu » doit attendre à Lubumbashi

Lubumbashi avec sa traque à la criminalité, « kibun » (coup de tête), devra souffrir quelques jours, le temps que le nouveau chef de la police du Haut-Katanga, le général Kyungu Paulin en remplacement de Glenga Jean-Bosco dans s’installe.

Plus de 200 commisaires principaux et adjoints sont envoyés en retraite et d’autres promus. Même opération aussi au sein des forces armées de la République où quelques changements seulement ont été signalés.

Eric CIBAMBA

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