RDC: CENI et Cour constitutionnelle mènent à la Majorité présidentielle

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Majorité présidentielle Katanga

Une guerre de préséance, celle que se livrent, sans grands bruits, la Cour constitutionnelle et la CENI, en RDC. Les deux, rangées derrière un gouvernement  traqué de l’intérieur et de l’extérieur, constituent pourtant un recours ultime pour que se prolonge davantage le mandat du président Joseph Kabila, inéligible depuis fin décembre 2017, d’après la Constitution.

En principe, les arrêts de la Haute cour s’exécutent, sans discussion. Mais pas du tout pour le gouvernement et la majorité présidentielle. Ils ont pour cela le parlement, pour se protéger.

La Majorité présidentielle discute les arrêts de la Haute cour

Le calendrier des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs, fixées au 26 août, programme les scrutins notamment dans le Haut-Katanga. Une province où Jean-Claude Kazembe, déchu par les députés et rétabli par la Cour constitutionnelle, attend toujours de retourner (de Kinshasa où il est bloqué) pour exercer ses fonctions.

L’article 168 de la Constitution de la RDC est pourtant clair en matière d’arrêts de la Haute cour. « Ils ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement applicables. Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et judiciaires, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers… »

Se débarrasser de Kazembe, même au mépris de la Haute cour ?

Jean-Claude Kazembe n’a pourtant pas rejoint son Haut-Katanga. Il n’exerce pas non plus ses fonctions de gouverneur, comme en a décidé la Cour Constitutionnelle. Mais dans la foulée, la majorité présidentielle, avec en tête le parti présidentiel, le PPRD, le poussent à démissionner.

De cette manière, la CENI aurait tâche facile pour organiser les élections. Une CENI qui, malgré le refus de démissionner du gouverneur du Haut-Katanga rétabli, va programmer l’élection dans cette province.

Lire : Le disputé poste de vice-gouverneur du Haut-Katanga.

Dans le Haut-Katanga, les candidatures de la Majorité au pouvoir retenues à cette élection sont le député Célestin Pande Kapoto du PPRD et Jean Kalenga, en remplacement de Delphin Kasongo Kibale de l’UNAFEC, aile majorité au pouvoir. Mais Kazembe refuse de se rendre, et saisit la Cour Constitutionnelle contre la convocation d’élection alors qu’il est gouverneur légalement connu.

Ni la Cour constitutionnelle, ni la CENI

Les chefs traditionnels qui s’en sont mêlés, en ont appelé à l’intervention du président de la République Joseph Kabila. Ils lui demandent de « résorber la crise politique persistante dans le Haut-Katanga ». C’est sans en rajouter à cette crise, plaidant pour un « originaire ».

La Cour constitutionnelle ainsi que la commission électorale se trouvent en situation inconfortable, vis-à-vis de l’opposition ainsi que de l’opinion publique qui les critiquent d’être aux ordres du gouvernement. C’est ce dernier, au final, le plus fort et vers qui reviennent de nombreuses décisions qu’elles prennent, considère l’opposition.

Christian Tulizo

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