Les vérités contestées de Ngoy Mulunda, ancien chef de la CENI RDC

Dans Actualités, Politique
Pasteur Daniel Ngoy Mulunda

L’ombre des « élections chaotiques » de 2011 en RDC, ainsi les évêques catholiques les jugeaient-ils, plane encore sur Daniel Ngoy Mulunda. A chacun de ses tweets, l’ancien chef de la CENI voit les internautes lui tomber dessus. Et voilà qu’il ne décolère pas.

Le temps de retenue semble passé pour Daniel Ngoy Mulunda, chef de la CENI entre 2011 et 2013. Il est connu pour avoir organisé des élections dont les résultats ont été très controversés. « Elections chaotiques », selon les évêques catholiques, la CENCO. Elections conformes « ni à la justice ni à la vérité », avait critiqué le cardinal Laurent Mosengwo en 2012.

Daniel Ngoy Mulunda, et la vérité sur les élections

« La vérité sur la source du discrédit des élections de 2011 est la personne qui a annoncé les résultats imaginaires. Il n’y a pas autre vérité », a-t-il écrit en août 2017 sur Twitter. C’est une critique à peine voilée, contre le prélat catholique. Un Tweet repris cinq fois seulement, et qui a généré 43 réactions en majeure partie hostiles.


« Ne pensez pas que je me tais par culpabilité. Je me tais par pudeur. Je peux vous embarrasser si vous continuez. Trop c’est trop », écrit-il, dans un autre message. Ce dernier génère davantage de réactions tout aussi hostiles que les précédentes.

Dans une Interview à Radio Okapi, en 2015, Daniel Ngoy Mulunda promet de révéler ce qui s’est passé, dans un livre. « J’ai combattu un combat patriotique. J’ai sauvé ce régime, j’ai sauvé le pays du chaos contre et malgré [tout]. Et c’était important que je porte ce fardeau. » Il ajoute, en plus, que beaucoup de gens se confesseront à la sortie de ce livre, en 2017.

Le pasteur soutient, en effet, que la vérité des urnes est celle qui a été publiée par lui. Pas « une vision céleste » assène-t-il, allusion faite à Mgr Mosengwo.

Il n’y aura pas d’élection en 2017, indique Ngoy Mulunda

Au sujet du processus électoral, Daniel Ngoy Mulunda rassure qu’il n’y aura pas élection en 2017. Il accuse aussi que les évêques catholiques, médiateurs dans le dialogue ayant donné l’accord sur la transition, d’avoir menti à la population. « Il est temps que la CENCO dise la vérité au peuple qu’elle a forcé une date irréaliste dans son accord et demande pardon. Ça va apaiser », écrit-il.


Trois jours plus tard, le 17 août, il poursuit : « CENCO, CNSA, les signataires présentez les excuses au peuple car vous saviez que les élections étaient impossibles en 2917. Voici la vérité ».

Daniel Ngoy Mulunda est, président du parti politique EDG, pour « Espace Démocratique pour la bonne Gouvernance ». Un parti « centriste », le définissait-il en juillet 2015, fondé en 2012. Probablement, faut-il le mentionner, à une période où il était à la CENI. « Je vous dis que ce parti a été créé avant », déclarait-il à Radio Okapi qui mentionnait un passage « tout de suite », de la CENI à un parti politique.

Didier Makal

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