Ralentissement d’Internet en RDC : IRDH demande des sanctionner le chef de l’ARTPC

In Actualités, Congo profond, Politique
IRDH, Lubumbashi

L’ONG de droits humains IRDH[1] exige des poursuites judiciaires contre Oscar Manikunda Musata. Ce chef de l’ARTPC, l’autorité des télécoms de la RDC, a donné le 7 août 2017, de ralentir Internet. Une mesure censée empêcher la diffusion des images des journées villes mortes, à l’appel de l’opposition.

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Bruno Tshibala, l’ IRDH fustige a restriction de l’accès aux médias sociaux. 19 au total, avec Facebook et Twitter en tête, ne pouvaient envoyer ni recevoir des images. Dans sa note aux télécoms de la RDC, le chef de l’ARTPC demandait de « de réduire au strict minimum la capacité de transmission des images ».

Le ralentissement d’Internet a impacté la recherche scientifique

« Une atteinte aux droits de l’homme », cette mesure de l’Autorité des postes et télécommunications de RDC. D’où l’appel à des poursuites judiciaires contre son chef, Oscar Manikunda Musata. C’est lui, en effet, qui avait signé la mesure restrictive.

Bien plus, l’ IRDH estime que la recherche scientifique a souffert de cette mesure. L’acte ainsi pris par Oscar Manikunda « empêche aussi l’accès aux livres et autres documents volumineux ». L’ONG de droits de l’homme poursuit :

« Il augmente la difficulté de dispenser des cours en ligne par télé-vidéo et l’organisation des téléconférences. Bref, il impacte négativement sur la recherche en ligne, en ralentissant les moteurs de recherche servant à interroger des métadonnées (titres, auteurs), de consulter des grandes bibliothèques de références, annuaires, encyclopédies et archives des Etats et institutions internationales. »

LIRDH regrette qu’en RDC on réduise l’accès à Internet, que l’ONU[2] a déclaré « droit de l’homme ». Il rappelle, par ailleurs, que dans d’autres pays, les gouvernements créent des points d’accès publics.

Lire aussi : IRDH accuse le gouvernement d’appauvrir à dessein l’élite congolaise.

Orange, Vodacom… appelés à ne pas aider à violer le droit à Internet en RDC

L’ONG pointe aussi la diminution de « l’autonomie des interactants de la communication sur Internet. » Elle voit dans cette restriction, en plus, le rejet d’Internet parce que les medias sociaux ont « entraîné l’abandon du modèle de communication unilatéral des medias traditionnels au profit d’un système, plus participatif et collectif, servant de circuler l’information des citoyens. »

L’IRDH demande, dès lors, que le premier ministre appelle à cesser l’application de cette mesure. Et, enfin, interpelle les télécoms, dont Orange, Vodacom et Airtel. Il leur demande « de s’abstenir de participer à la violation du droit à l’usage paisible de l’Internet. »

CD

[1] Institut de recherche en droits humains, basé à Lubumbashi

[2] La résolution A/HRC/32/L/20 du 27 juin 2016.

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