La paix en RDC, c’est sans Joseph Kabila, selon Moïse Katumbi

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Moïse Katumbi Chapwe

Le 19 septembre 2016, plusieurs Congolais étaient tués lors des manifestations en faveur des élections en RDC. Ils demandaient aussi le départ du président Joseph Kabila du pouvoir, à la fin de son dernier mandat. Le gouvernement a choisi la même date pour démarrer un forum sur la paix et réconciliation dans les Kasaï. Une région plongée dans les violences depuis la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu. Pour l’opposant Moïse Katumbi, la paix c’est sans Kabila.


Le 19 septembre 2016, des leaders de l’opposition descendaient dans les rues de Kinshasa et Goma, notamment, pour exiger les élections. Ils donnaient 3 mois à Joseph Kabila pour partir du pouvoir ou organiser les élections. Martin Fayulu, membre du Rassemblement de l’opposition, était une des victimes de la marche, blessé à la tête. Ce jour-là, le pouvoir rapportait 17 personnes tuée, 50 selon l’opposition. Moïse Katumbi et d’autres opposants entendent ne pas les oublier.

Un an après, violences et incertitude en RDC

A la même période, un an après, la RDC n’a pas eu d’élections et Joseph Kabila reste président. Mais la République démocratique du Congo du Congo a beaucoup perdu en termes de stabilité. A Kananga, au centre du pays, le pouvoir a choisi cette date pour démarrer un forum sur la paix. Mais sans la milice à l’origine des violences : la milice Kamuina Nsapu. Plus de 3000 personnes y ont péri, selon l’Eglise catholique. L’ONU y a dénombré, en plus, 1.5 millions de déplacés. Les Kamuina Nsapu sont une milice d’un chef coutumier tué par les services de sécurité en 2016.


Lire aussi : Denis Mukwege, l’homme qui va sauver le Congo ? »

L’opposition a prévu une messe, en mémoire des victimes « de la démocratie ». Les victimes de cette marche, et d’autres encore qui ont suivi à chaque manifestation.


« Souvenons-nous des milliers de victimes de la folle répression du régime » Kabila, appellent l’opposant Moïse Katumbi et d’autres leaders de l’opposition et de la société civile. Pour la RDC a besoin d’élection pour retrouver sa stabilité. Seules, explique Katumbi, les élections « sans Kabila, pourront ramener la paix et le progrès en RDC ». Il estime, pour cela, que « l’ONU doit agir. »

Ni élection ni départ de Joseph Kabila du pouvoir

Malgré une économie nationale qui souffre de cette instabilité politique, le régime du président Kabila ne décroche pas. Et résiste, en plus, aux pressions internes et internationales. La CENI, la centrale électorale congolaise, a annoncé l’impossibilité d’organiser les élections cette année. Son calendrier est toujours attendu. L’opposition semble s’essouffler, minée par des divisions internes et des trahisons, depuis le décès de l’opposant Etienne Tshisekedi.

Le forum de Kananga où le pouvoir parle de paix et de réconciliation, risque, par ailleurs, de ne pas produire de fruit. Les Kamuina Nsapu n’y ont pas été invités. Le président Kabila a reconnu « des erreurs dans la gestion du dossier coutumier. » Mais a continué de dénoncer une milice manipulée.

Didier Makal

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