USA – RDC: 7 sénateurs demandent des sanctions contre le régime Kabila

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Président Kabila, Jean-Claude Kazembe

Sept sénateurs américains demandent au président Trump de s’impliquer dans la recherche de solution à la crise en RDC. Ils n’excluent pas de nouvelles sanctions contre le régime du président Joseph Kabila. Ils accusent ce dernier, en plus,  de blocage du processus électoral.

Les sept sénateurs sont démocrates, membres du parti américain opposé à Donald Trump. C’est le parti de l’ancien président Barack Obama dont l’administration avait déjà pris d’autres sanctions contre des proches du président Kabila, de la RDC.

L’accord sur la transition appliqué « pas de bonne foi »

Les sept sénateurs se disent préoccupés par l’aggravation de la crise en RDC. Une crise liée, selon eux, au non-respect par le président Joseph Kabila de la lettre et de l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre. Un Accord censé conduire aux élections en 2017, pour une alternance du pouvoir. Le dernier mandat du président congolais, en effet, a expiré sans élections, en décembre 2016.

Bien plus, le président congolais n’a pas appliqué « de bonne foi » l’Accord de la Saint Sylvestre, selon les 7 sénateurs. Ils considèrent comme « une provocation » la nomination de Bruno Tshibala comme premier ministre. Pareil pour la nomination de Joseph Olengankoy à la tête du Conseil de suivi de l’Accord du 31 décembre. Ces actes ont mécontenté le Rassemblement de l’opposition « aile Tshisekedi », et ont suscité des critiques de la médiation catholique, et des puissances occidentales.

Des sanctions contre le régime Kabila

« Si Kabila ne respecte pas l’accord, les États-Unis devraient recourir aux sanctions », recommandent les sept sénateurs américains au président Trump. Ils n’oublient pas, en outre, les violations des droits humains rapportées dans les Kasaï, au centre de la RDC. Il y a une semaine, le représentant des Etats-Unis au conseil des Droits de l’homme de l’ONU s’est opposé à la candidature de la RDC.

L’entourage du président Kabila est surpris par la correspondance des sénateurs américains, rapporte Jeune Afrique. D’autant plus que Kinshasa a engagé des lobbyistes américains pour défendre sa cause auprès de l’administration Trump. Le conseiller du chef de l’Etat, Barnabè Kikaya, aurait même rencontré plusieurs de ces sénateurs demandeurs des sanctions.

La surprise du camp Kabila

« Nous sommes surpris par le fait qu’ils reviennent sur un argumentaire dépassé, alors que nous avons eu à les expliquer de long en large la situation réelle, politique et sécuritaire, en RDC ». Et Kikaya de poursuivre : « Nous avons l’impression qu’ils ne nous écoutent pas. C’est très inquiétant s’ils se contentent de ce que leur disent des opposants intéressés qui ne cherchent qu’en découdre avec le pouvoir en place à Kinshasa. »

Ces opposants sont notamment Moïse Katumbi qui vit en exil depuis ses poursuites judiciaires en 2015. Mais aussi, Félix Tshisekedi, fils du défunt opposant « Etienne », et des leaders de la société civile. Tous défendent auprès des puissances occidentales, une transition sans Joseph Kabila. Ce qui signifie, son départ du pouvoir si les élections ne sont pas organisées au 31 décembre. Une position, tout comme les élections attendues cette année, difficilement tenables à mesure que la tension politique monte au pays. L’opposition appelle déjà à des actes de désobéissance civile.

Didier Makal

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