Feux sur Katanga Awards 2017

Dans Congo profond
Identité Katangaise, Katanga awards

Au lendemain déjà du grand soir de la cérémonie de remise des prix, les appréciations des résultats des votes sont bien plus que critiques. Les nominés de la 9e édition de Katanga Awards ne ne sont pas tous être vus « meilleurs. Chanteurs, chroniqueurs, présentateurs de journal Télévisé… Et l’avalanche de critiques rapidement à Lubumbashi, et sur les réseaux sociaux.

On accuse l’organisation de favoritisme et ses choix sont jugés partiaux. Pourtant, au-delà du prestige et de la notoriété, Katanga Awards a commencé comme espace de reconnaissance et de rayonnement de talents locaux. Certains, par exemple, puisent dans cet événement un intérêt particulier qui les motive à plus de créativité et d’enthousiasme.

Katanga Awards, des éditions trop critiquées

La controverse ne quitte pas Katanga Awards depuis sa première édition, alors sous le nom d’Association de Coralie Billy et Carine (ACOBICA). On y trouve deux journalistes, Carine Kabongo et Coralie. A leurs côtés, le mécène Billy Makela, très connu pour être dans la direction de la société de téléphonie Vodacom. Les choix effectués par les membres du jury étaient simplement jugés partiaux.

Parfois, les mots sont durs pour caractériser Katanga Awards. « Une organisation commerciale qui vise des intérêts », lâche un ancien membre de deux premiers jurys. Sur le site de Wango music, l’artiste musicien Oxygène lance est en colère. « Katanga Awards n’est aucunement bénéfique pour les artistes lushois » (de Lubumbashi), lance-t-il. Car, poursuit-il, « le trophée ne vaut pas grand-chose, rien de concret n’accompagne et contribue à l’évolution de la carrière des artistes ». Bien plus, le chanteur RJ Kaniera pointe la « magouille ». « Ça fait mal quand on utilise nos noms » dans une quête de crédibilité, sans en bénéficier, déclare-t-il.

Une organisation pourtant réussie bien souvent

Côté organisationnel, festif, Katanga Awards se présente comme un succès. C’est avec ses soirées VIP et des gros sponsors. Les entrées sont fixées à 50 dollars américain pour le public. Mais « les artistes ne se retrouvent pas », déplore RJ Kaniera.

Ce n’est pourtant pas l’avis de Malix, manager adjoint du site Republik ville. « L’événementiel n’est pas facile à tenir 9 ans de suite. Ça doit être reconnu par plusieurs », considre-t-il. Pour lui, Katanga Awards a permis à plusieurs de ses nominés d’avoir des biens matériels importants au-delà des honneurs. Certains ont pu réaliser des contrats avec les entreprises partenaires pour leur carrière professionnelle, grâce à Katanga Awards.

Des votes, pour taire les critiques

Pour la neuvième édition de Katanga Awards, le public devait voter en ligne. Les candidats étaient nominés dans la catégorie « meilleurs » chansons de l’année, chroniqueur, présentateur du journal télévisé. Le tout se jouait sur le site culturel Republik ville. C’est là que s’est jouée la moitié du concours, l’autre étant réservé au jury. « C’est une contribution noble pour faire taire les critiques ».

La meilleure chanson de l’ année « IMBWA » de l’artiste Agressivo, a eu un franc succès dans les communes populaires de Lubumbashi. Katuba, Kenya, Kamalondo et Kampemba ont joué en faveur de l’artiste qui se trouve parmi les plus controversés. Mais le choix de chroniqueurs musicaux et sportifs suscite aussi, presque chaque année, des controverses. Pareil pour les présentateurs de journaux télévisés. Les contestations, en 9 ans d’existence, Katanga Awards semble en a connues régulièrement. Mais la clameur de 2017 a peut-être été amplifiée par l’usage accru des réseaux sociaux comme canaux d’expression populaire. Mais il reste, néanmoins, que certaines critiques soulèvent des questions sérieuses pour l’avenir de l’organisation.

Arsène Bikina

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