La Gécamines inaugure avec pompe son ancien siège réhabilité à Lubumbashi

In Actualités, Congo profond
Gécamines, Lubumbashi

Le président Joseph Kabila a rouvert le 22 décembre 2017 à Lubumbashi, le siège de la Gécamines, la parastatale productrice de cuivre et de cobalt, naguère la gloire de la RDC, aujourd’hui en crise économique sévère.

Même emplacement, au croisement des avenues Moero et Kamanyola au quartier général de la Gécamines, même bâtiment : le siège de la reine du cuivre et du cobalt. Principal changement : les murs extérieurs rafraichis, couverts d’Alubond, des matériaux en aluminium par endroit. A l’intérieur, des meubles, de l’éclairage renouvelles. Mais le personnel reste ancien et en majorité âgé d’au moins 50 ans.

Une Gécamines bien essoufflée

Et, c’est là un de principaux problèmes de la Gécamines : un personnel vieillissant, mais aussi pléthorique. En 2016, d’après un article de Le monde, elle n’a produit que 11 000 tonnes de cuivre alors que sa capacité est de 135 000. A cela s’ajoute, l’autre défi majeur : une gestion peu transparente, politisée. Elle a pour conséquence une faible productivité.

Une situation qui date de la chute générale intervenue en début des années 1990 sur fond de contestations du régime du président Mobutu. Elle a été, en plus, suivie du morcellement de la Gécamines en début des années 2000. C’en est suivie alors la naissance de centaines de sociétés minières privées.

La Gécamines, ancienne pourvoyeuse d’emplois jamais égalée

D’après le code minier voté en 2002, et qui se trouve ne cours de révision au parlement par ailleurs, la Gécamines est devenue actionnaire dans plusieurs de ces sociétés implantées dans le Katanga. Plusieurs se trouvent dans le Lualaba et dans le Haut-Katanga, bien plus au sud de la RDC.

Mais malgré leur nombre, ensemble, ces sociétés ont créé moins d’emploi que la seule Gécamines durant ses années de gloire. C’est en tout cas l’avis de Jean-Pierre Muteba, ancien porte-parole de la société civile du Katanga (jusqu’en 2015).

Lire aussi : La cheminée de la Gécamines veut prendre sa retraite

En cause, économistes et activistes de la société civile, pointent corruption, détournements et fraudes. L’Initiative pour l’industrie extractive, ITIE, a deux fois suspendu la RDC de l’organisation pour manque de transparence. C’est notamment au sujet des ressources minières. En 2013, par exemple, ITIE demandait encore d’efforts pour plus de transparence. Décision prise à la suite du constat de disparition de 88 millions de dollars déclarés par des entreprises minières.

CD

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