Moins de 40% de filles achèvent le cycle secondaire dans le Haut-Katanga

In Congo profond
Rentrée des classes, Haut-Katanga

Plus d’une décennie est passée après l’intensification des campagnes visant à améliorer la scolarisation des filles en RDC. Le gouvernement congolais est fier de l’amélioration de la situation. Mais des défis demeures, et surtout, il y a moins de filles qui arrivent à la fin du cycle secondaire.

Embellie, il y en a, en effet, dans la fréquentation scolaire. Et même dans les effectifs des jeunes filles qui arrivent en fin du cycle d’études secondaire en RDC, précisément dans le Haut-Katanga. En 2006, la RDC, avec le soutien de l’Unicef, lançait la campagne « Filles et garçons à l’école ». Un réajustement de « Toutes les filles à l’école » lancée trois ans plus tôt.

Parfois les filles sont plus nombreuses au primaire

Cette année-là, selon l’Unicef, les résultats obtenus avaient permis de réduire l’écart entre filles (42,6%) et garçons (54%) dans leur scolarisation. Mais ceci se passe au niveau de l’enseignement primaire où actuellement. D’après Alphonse Banza, responsable d’une ONG qui promeut la scolarisation des enfants en milieux ruraux et membre de la société civile du Haut-Katanga, la fréquentation scolaire avoisine les 50%. Parfois, explique-t-il, les filles sont plus nombreuses dans les classes.

Au secondaire, en revanche, se pose deux problèmes majeurs à la scolarisation de la jeune fille. « Les filles qui arrivent au secondaire sont à leur âge de puberté, ce sont des adolescentes. Elles font face à beaucoup de sollicitations des garçons. En milieux ruraux, plusieurs sont mariées précocement », explique Alphonse Banza.

Le mariage précoce tue la scolarisation des filles

Au mariage précoce se joint des conditions économiques précaires pour plusieurs parents. Un défi  qui amplifie le premier : les mariages précoces. « Ils préfèrent alors marier leurs filles », explique l’activiste de la société civile.

La déperdition scolaire, pour les filles au niveau secondaire, se creuse alors. Province issue du démembrement du Katanga en 2015, le Haut-Katanga a compté 38.5% seulement de finalistes en 2017. Cela représentent exactement 20.130 sur un total de 52.230.

Il apparaît clairement que si le Congo veut autonomiser la femme, une des pistes réside en l’urgence d’améliorer leur accès à l’instruction. Il y a avant la précarité économique des familles et des pratiques culturelles à décourager comme le mariage précoce. En plus, c’est de rendre accessible même le lieu de l’instruction. Dans certains villages, d’après le témoignage d’Alphonse Banza, l’école n’existe pas ou se situe plus loin, à des dizaines de kilomètres.

CD

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