Et la neutralité de la CENI RDC dans tout ça ?

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CENI RDC

La CENI vit une nouvelle polémique qui ne va guère améliore son image auprès de Congolais qui ne voient pas d’indépendance en elle. Un contrat de lobbying auprès d’une société américaine alors qu’une démission suscite de nombreux soupçons.

Le 18 juin, l’hebdomadaire Jeune Afrique a annonçait la démission du Jonathan Seke. Le chef du Centre national de traitement de la CENI vivait vraisemblablement sous pressions politiques depuis un temps. Le média rapporte « une perte de confiance » auprès de son chef, Corneille Nangaa, président de la CENI.

C’est  vraisemblablement à cause d’un geste mal reçu par la centrale électorale aujourd’hui au cœur d’une controverse. Aurait-il piégé la CENI ? Lors du récent audit du fichier électoral congolais, Jonathan Seke aurait remis aux experts de l’Organisation internationale de la Francophonie qu’il ne fallait pas. Celui contenant six millions d’électeurs inscrits sans empreintes digitales, empreintes partielles ou sans photos. Des fictifs, critique l’opposition qui demande leur radiation du fichier. Ce que refuse la CENI.

Mais l’institution « d’appui à la démocratie », ainsi la définit la Constitution de la RDC, a nié tout cela. Pour un agent contacté par le site Actualité, le président du centre de traitement a démissionné pour raison de maladie.

Un lobbying qui passe mal en RDC

Pendant ce temps, une société américaine a publié le contrat de lobbying signé par la CENI. Un contrat de 19.000 dollars le mois. Ce qui suscite des critiques sur une institution en quête d’argent pour l’organisation des élections. Conseiller de l’opposant Moïse Katumbi, Salomon Kalonda dénonce « un honteux gaspillage de l’argent public… alors que la #CENI est à la recherche de fonds pour les élections. »

Au final, ce que reconnaît la CENI, c’est un contrat pour « renforcer sa communication et non pour le lobbying ».

Somme toutes, la centrale électorale fait face, une nouvelle fois, à des dossiers qui savent bien renforcer le sentiment pour l’opposition, qu’elle a perdu toute neutralité. C’est sans rappeler, en tout cas, plus de 20% d’électeurs à problèmes intégrés dans le fichier électoral. Bien plus, la controversée machine à voter, et de nouvelles sanctions américaines contre des congolais. Les Etats-Unis dénoncent des responsables engagés dans la corruption, dans le cadre du processus électoral.

De quoi suffisamment nuire à l’impartialité d’une commission électorale « indépendante ». Qui plus est, convoque le corps électoral le 23 juin, avec espoir que la RDC tourne la page d’une nouvelle crise démarrée en 2016.

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