4e édition du Festival « Bya Mangoma » à Lubumbashi

In Congo profond
Lubumbashi,

Lubumbashi revalorise ses talents avec le festival « Bya Mangoma » qui est de retour pour la 4e édition. Une activité culturelle qui cible les jeunes danseurs, depuis plus de quatre ans. Le lancement a eu lieu le mardi 26 juin 2018 pour 5 jours d’immersion. Des prestations de groupes, des ateliers et un concert sont entre autre activité au programme.

« Bya Ma Ngoma », une aventure

Il y a 4 ans naissait cette aventure. Son initiateur Kady Mpiana, alors jeune danseur et chorégraphe local revenait d’une école sénégalaise de danse. Aujourd’hui, son festival revendique la place de la première vitrine de la danse urbaine à Lubumbashi.

« Servir de plateforme d’expression et de développement aux différents groupes de danse de la ville de Lubumbashi et d’ailleurs ». Sa quatrième édition rassemble 8 groupe de danse correspondant aux sept commune de la ville plus un.

Une opportunité et des défis à relever

Lors de la conférence de presse pré-festival, les organisateurs de ce festival ont remis à la surface les plaintes traditionnelles. « La collaboration est toujours établie avec les autorités mais,  c’est tout. Mais aucun véritable appui de leur part, sinon une autorisation de nous produire. Nous ne sommes pas soutenus ». C’est le cri de Kady Mpiana, initiateur dudit festival. La culture locale, observe-t-il, ne reçoit aucun soutien des autorités et « cela donne pas à « Bya ma mangoma » tous les moyens nécessaires à répandre la culture de chez nous ».

Parmi les défis, le gain rapide et facile. Les jeunes danseurs sont souvent attirés par l’argent plus que par la carrière professionnelle. « Mais nous invitons les jeunes à privilégier le travail qui leur produira l’argent », rassure Kady. De l’autre côté, les familles. « Nous avons de la peine à décrocher des danseuses à cause du poids de la tradition. Les parents sont trop suspicieux et pensent que leurs enfants, surtout les filles, perdent du temps », explique Kady.

Un festival qui « se sent seul »

Depuis ses débuts, les convictions populaires et les préjugés ont bloqués certains jeunes danseurs, mais « Bya ma ngoma » se poursuit. Pourtant, ses organisateurs se disent abandonnés même pas les autorités u point de rougir pour l’étranger.

« Cela nous fait envier les ouest-africains ». Là, la culture a son espace et bénéficie d’une réelle promotion. « Mais en RDC, nous avons une cassure entre la culture et les autorités. Trop de tournures et souvent à des conditions qui nous font abandonné », regrette Kady.

Fidèle Bwirhonde

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