RDC: La diaspora congolaise ne votera pas aujourd’hui

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Passeport, Diaspora congolaise, Partis politiques

C’est en vigueur depuis le mercredi 27 juin. La diaspora congolaise ne votera pas aux élections attendues fin 2018 en RDC. Après la réforme par parlement, le président Kabila a promulgué la loi électorale qui en  dispose ainsi.

Le texte reformé précise que le vote de la diaspora est reporté uniquement pour le processus en cours. Autrement dit, ils voteront lors d’autres élections à venir. Au plus tôt, ce sera dans cinq ans, à compter de 2019.

Des mandats infinis, … attendez diaspora ?

Pourvu, en effet, que les institutions à élire cette année respectent rigoureusement les cycles électoraux. Car les députés et sénateurs actuels, y compris le chef de l’Etat, ont dépassé leurs mandats depuis 2016. Et, plus heureux que les autres, les sénateurs et députés provinciaux ont même entamé un 3e mandat. Leur mandat de 2006 court toujours…

Et cela commencera par une identification des électeurs, que la Commission électorale (CENI) n’a pas pu réaliser. Un processus qui devait lui prendre plus de temps que prévu, en plus d’un manque de moyens, précisément une absence de financements. Le tout, au risque d’un nouveau report des élections fixées au 23 décembre prochain.

Si tel est le cas, la diaspora congolaise attendra peut-être encore longtemps. « On sait que c’est un électorat qui n’arrange pas le pouvoir. Plusieurs sont très critiques, et c’est sûr qu’ils voteront pour l’opposition », commente Grégoire Mulamba. Pour ce responsable de l’ONG Cendre de Droits humains (CDH) basé à Lubumbashi, là n’est pas le vrai problème aujourd’hui.

| Vous pouvez aussi suivre l’analyse du journaliste congolais Trésor Kibangula, à ce propos, sur TV5.

La machine à voter, l’autre problème

Cette ultime réforme de la loi électorale visait, officiellement, à écarter le risque d’un nouveau retard dans la tenue des élections. Mais ceci n’est pas suffisant, pour calmer les ressentiments, notamment de l’opposition. Une opposition qui continue, en effet, de rejeter l’utilisation de la machine à voter. Elle la soupçonne de vouloir frauder pour le pouvoir.

D’où des craintes, notamment parmi les organisations de la société civile. Même si aujourd’hui on refusait que les congolais de l’étranger votent, explique Grégoire Mulamba, la crainte c’est au sujet de la machine à voter. « Il y en a qui sont contre, d’autres pour la machine à voter, explique-t-il. Il faut un consensus pour des élections apaisées ».

Et c’est l’autre défi que la CENI et le gouvernement, pas moins d’ailleurs l’opposition, devront relever avant les élections. Si aucune entente n’a lieu autour de la machine à voter, le processus électoral pourrait y prendre un coup : soit en plongeant dans un nouveau report. Ou, en revanche, sombrer dans des violences.

Didier Makal

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