« Violences policières et abus de droits de l’homme », dénoncent 29 ONG de RDC

In Politique
Lubumbashi, Insécurité, RDC

Des violences policières ainsi que les abus des droits humains. 29 organisations de la société civile de la RDC montent au créneau, à l’approche des élections prévues en décembre prochain. Dans un communiqué conjoint, elles dénoncent des restrictions des libertés des candidats à la présidentielle Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Ces organisations en veulent pour preuve le refus d’autorisation, par le gouvernement congolais, du retour de Moïse Katumbi en RDC. De même « qu’il a été refusé au Sénateur BEMBA GOMBO Jean-Pierre d’accéder à la propriété privée familiale », à Kinshasa, précisent-elles dans un communiqué du 6 août. Elles révèlent en plus qu’un chauffeur de camion tanzanien a été blessé par balle le 3 août. En plus, le même jour, alors que l’opposant Katumbi était à la frontière de Kasumbalesa, des policiers auraient donné des coups à 4 civils.

Lire aussi : L’option 3 : Moïse Katumbi prend un vol commercial pour la RDC

Des pertes économiques « énormes »

C’était durant les deux tentatives de l’opposant Moïse Katumbi de rentrer au Congo par la route. L’opposant reparti, d’après ses proches, aurait appris des services zambiens le refus de Kinshasa de le laisser rentrer.

« Des restrictions, non fondées », dénoncent les ONG, qui pointent en plus des « pertes économiques énormes » qu’ont subies les commerçants, « à la suite de la brusque fermeture de la frontière, toute la journée du vendredi 03 août. »

Violation des droits de l’homme

Le refus de voir Katumbi « rentrer dans son pays » et Bemba « accéder à une résidence familiale » lors de son retour le 1er août, « constitue une violation flagrante de la Constitution de la RDC », préviennent les organisations de la société civile congolaise.  Elles citent l’article 30 de la Loi fondamentale qui dit qu’« aucun congolais ne peut être ni expulsé du territoire de la République, ni être contraint à l’exil, ni être forcé à habiter hors de sa résidence habituelle ». 

Pour elles, empêcher Katumbi de rentrer au Congo corrobore « les affirmations selon lesquelles toutes les enquêtes et poursuites contre lui, relèvent d’une instrumentalisation de l’appareil judiciaire aux fins politiques. »

Les observations en vertu de quoi les Organisation de la société civile demandent au président Joseph Kabila de lever toute restriction des libertés. Bien plus, elles insistent sur l’ouverture d’une enquête en vue de sanctionner les policiers responsables des violations des droits humains.

Didier Makal

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