Lubumbashi dénonce l’insécurité à travers une tribune d’expression populaire

In Congo profond
Insécurité, Lubumbashi

Jeudi 21 mars 2019, devant l’adjointe au maire, les cadres de base de la ville de Lubumbashi ont, au cours d’une tribune d’expression populaire, dénoncé l’insécurité et ses conséquences dans la ville. Entre vol, viol, torture, meurtres et l’inaction de l’autorité, la population ne sait plus sur qui compter. Cette rencontre avec l’autorité urbaine arrive près de 3 semaines après la marche des femmes de la société civile dénonçant également l’insécurité.

Depuis début 2019, plus de 40 cas de vol simple et vol à mains à armées ont déjà été enregistrées  à Lubumbashi. Un chiffre qui ne surprend pas après l’année 2018 qui a connu 1733 cas dûment documentés. Au même moment, plusieurs cas passent inaperçus.

Insécurité à Lubumbashi

Laurianne Mwewa, l’adjointe au maire de Lubumbashi, reconnait que la ville n’est pas calme sinon relativement. Elle indique alors que « la tribune d’expression populaire est une occasion donnée à la population de participer à la gestion de son milieu par des propositions pouvant améliorer la gouvernance urbaine.

« Pour nous, la gestion des entités appartient à toute la population car, elle a beaucoup à [à nous] apporter et c’est ainsi que nous pouvons gérer ensemble et atteindre les résultats escomptés par tous. Les besoins viennent de cette population et nous, autorités, y apportons des solutions », a déclaré Laurianne Mwewa.

La police accusée de léthargie, la justice de complaisance

Parmi les cadres de base, les dénonciations étaient difficiles à contenir. Aux uns de dénoncer « la léthargie et la complaisance de la justice qui feint de punir les bandits sans vraiment les mettre hors d’état de nuire », aux autres de décrier le manque de moyens dont souffriraient la police et les chefs de quartier notamment. Dans l’autre sens, la complicité de la police avec les malfrats serait une réalité dans plusieurs parties de la ville.

« Si l’insécurité s’accroît, c’est la conséquence de l’irresponsabilité de l’Etat. Nos militaires n’ont pas de casernes, ils doivent traîner armés dans la population et cela accentue l’insécurité depuis qu’on se méfie d’eux. Au « marché rails » par exemple, des jeunes garçons dépouillent la population en pleine journée et vont partager leur butin avec les policiers », a décrié André Selemani.

Selon les experts, les commune Annexe et Kampemba sont les zones les plus criminogènes de la ville avec respectivement 56 et 12% de cas enregistrés en 2018, suivis des communes de Lubumbashi, Katuba, Rwashi, etc.

Faudrait-il relancer la patrouiller, les bouclages et fouilles à domicile pour dénicher les armes ? La population a tout proposé mais la procédure finale revient à l’autorité. Cependant, l’insuffisance des moyens logistiques et financiers ne faciliteraient pas la gouvernance sécuritaire de Lubumbashi.

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