Lutter contre l’impunité en RDC, Félix Tshisekedi s’appuie sur l’avocat Hubert Tshiswaka

In Congo profond
Hubert Tshiswaka, CENI

Le patron de l’Institut de recherche en droits humains (IRDH), l’avocat Hubert Tshiswaka vient d’intégrer le Mécanisme National de Suivi. Sa mission sera de conduire la cellule de lutte contre l’impunité et la réforme de la justice. Serait-ce une récompensé pour sa lutte en faveur des droits de l’homme et de la justice sociale ?

La nouvelle est tombée deux semaines après la première visite de Félix Tshisekedi à Lubumbashi comme président de la république. A l’occasion, il avait reçu une délégation de la société civile dont la tête été constituée notamment de Hubert Tshiswaka.

Qui est l’heureux élu ?

Titulaire d’une Licence en droit public de l’Université de Lubumbashi (Unilu, RDC), d’une maîtrise en droit de l’Université Witwatersrand en Afrique du Sud, et d’un Diplôme de premier cycle en sciences commerciales du Business College Efobanc, Tshiswaka est aussi diplômé en droits de l’homme et plaidoyer international de l’Université de Colombie à New York,  et en droits de l’homme et droit international humanitaire de l’Université de Genève, en Suisse.

Tshiswaka Masoka Hubert est un avocat encré dans la défense des droits de l’homme, implanté à Lubumbashi. Ce fils de la Rdc est actuellement avocat au barreau de Lubumbashi et directeur général de l’Institut de recherche en droits humains dont il est aussi le fondateur, avec la responsabilité du projet « Talk to Communities Consulting and Training (TCCT) ».

Hubert Tshiswaka a travaillé pour Open Society Justice Initiative (OSJI) et Open Society Initiative for South Africa (OSISA). C’est avec lui que s’est établi le bureau OSISA en RDC dont il a géré le portefeuille de subventions et le travail administratif.

Une lourde responsabilité à assumer ?

En intégrant le Mécanisme national de suivi, Hubert Tshiwaka devra aider l’état congolais à lutter contre l’impunité et soutenir la bonne administration de la Justice. Il contribuera à donner un nouveau « contenu à la nouvelle politique gouvernementale assise sur le mot d’ordre : « Le Peuple d’abord » », précise un communiqué de l’IRDH.
Et d’ajouter que le mécanisme de suivi « se doit d’attirer l’attention du Chef de l’Etat sur ce type de crimes, qui diffèrent des crimes de sang, du fait de l’absence du sentiment de culpabilité chez leurs présumés auteurs et de ne pas réveiller une réprobation dans l’opinion publique ». C’est là ce dont est chargé Hubert Tshiswaka. Car, reconnait-il, ces crimes « sont aussi commis à grande échelle, en terme de l’étendue, du nombre de victimes et du temps qu’ils perdurent, de manière systématique, en terme de la sophistication de la complicité ».

A en croire l’IRDH, le Félix Tshisekedi prône les principes d’efficacité et de responsabilité qui seront utilisés dans la nouvelle gestion de la chose publique et la réforme du fonctionnement de l’appareil judiciaire.

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