Thambwe Mwamba – Bahati Lukwebo, ou le duel de l’implosion du FCC de Kabila ?

In Politique
Joseph Kabila, démocratie, alternance

Le Front Commun pour le Congo (FCC) serait-il au bord d’une fin en pagaille ? La course à la présidence du sénat laisse entrevoir des dissensions au sein de la famille politique de Joseph Kabila qu’une implosion semble vraiment envisageable. C’est au regard des derniers développements de la course au partage du pouvoir entre ténor de l’ancien regime qui tient la majorité parlementaire en RDC.

Alors que Joseph Kabila pousse et soutient officiellement la candidature de Alexis Thambwe Mwamba à la présidence du sénat, le regroupement politique de Bahati Lukwebo (AFDC-A) se veut plus légitime à occuper ce poste, au nom de sa majorité d’élus parmi les composantes du FCC. Une opposition au choix de Kabila, patron du FCC, pourtant, Bahati lui serait toujours fidèle.

FCC : une crise prévisible

Selon le politologue Kyungu Shimbi, professeur à l’université de Lubumbashi, l’ambiance tendue au sein du FCC était prévisible. Il est convaincu que les dissensions actuelles sont le début la fin qui attend le FCC. « C’est une manœuvre à laquelle on s’attendait déjà dès lors que le FCC a laissé la pleintude du pouvoir de prise de décision à son autorité morale », explique Kyungu.

Selon le politologue, sans partage équitable du gâteau, la fin de cette plateforme politique est proche.  « Bahati Lukwebo montrait déjà ses intentions à l’assemblée nationale, maintenant c’est le sénat. (…) Le FCC s’est regroupé pour des intérêts et chaque composante espère toujours obtenir une part du gâteau. Les fissures vont s’approfondir à l’issue du placement dans le gouvernement et d’autres institutions et que certains leaders ne se retrouveront pas », croit-il savoir.

Lire aussi : Kyungu Shimbi encourage d’envisager une loi sur l’inhumation de hautes personnalités RDC

Pourtant, Lukwebo pourrait créer la surprise, autant que Kengo (président du sénat sous Kabila) qui l’avait emporté sans majorité. « Comme Léon Kengo en son temps, Lukwebo doit aussi avoir monté ses stratégies pour gagner. Si tout revient aux mêmes personnes, cela ne fera que des mécontent ».

Et toute la RDC en souffrira !

A cette allure, il y a anguille sous roche quant à l’avenir politique du pays, si ces dissensions se maintiennent dans le FCC qui est majoritaire dans les institutions publiques, et politiques. Une crainte qui parait comme une certitude pour le professeur Kyunhu Shimbi.

« C’est sûr, tout dépendant de la gestion qu’on fera de la crise. Certains ne supporteront pas longtemps être bernés, contribuant l’élévation des autres sans eux-mêmes être élevés. Et cela créera une lutte d’intérêts à travers les différentes institutions et le pays n’en sortira pas gagnant. D’ailleurs une majorité comme celle du FCC est une majorité de façade qui ne finira même pas ce mandat. Ils vont se séparer, c’est sûr », explique le professeur.

Fidèle Bwirhonde

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