Révision de la loi électorale et « Sanctions dissuasives » contre la corruption (F. Tshisekedi)

In Politique
Félix Tshisekedi, Corruption

Félix Tshisekedi l’a une nouvelle fois rappelé : il va demander au parlement de réformer la loi électorale. Il a présenté cette réforme comme une des actions qu’il compte entreprendre contre la corruption en RDC. 

Félix Tshisekedi a invité « les intouchables » à observer la loi sous son mandat. 

« J’insiste sur l’approche répressive pour lancer ainsi  un message fort contre les intouchables corrupteurs et corrompus d’hier et d’aujourd’hui. Sous mon mandat, ces intouchables sont appelés à la reconversion par la stricte observation de la loi. »

Controverses électorales

Ce message arrive dans un contexte marqué par une persistante controverse autour des législatives de décembre 2018. La Cour constitutionnelle a examiné ses arrêts qui ont invalidé une trentaine de députés dont 23 de Lamuka. 19 parmi ces derniers ont pu retrouver leurs sièges. Ce qui, pour beaucoup de politiciens congolais, témoigne d’une corruption ou pour le moins, d’une absence d’indépendance des magistrats. L’opposant Pierre Lumbi, de Lamuka, a même invité les magistrats de la haute cour à démissionner.

Avant ce débat, la cour était au coeur d’une autre controverse électorale. Elle avait rendu des arrêts sur les contentieux électoraux au delà de 2 mois fixés par la loi électorale. Ce qui lui a valu beaucoup de critiques, et des soupçons de pressions de l’ancien régime. Les critiques, impliquant jusqu’à des milieux diplomatiques dont l’ambassade des États-Unis, avaient conduit la cour à revoir ses arrêts.

Félix Tshisekedi pour réformer la loi électorale de la RDC

Il l’avait annoncé peu après son investiture, au cours d’une visite en Afrique australe. Félix Tshisekedi a rappelé, le 11 juillet, qu’il va initier une réforme de la loi électorale. D’après l’Agence congolaise de presse (ACP), organe public d’information, cette réforme qu’il entend initier, porte sur une autre controverse autour du dernier processus électoral. 

La réforme devrait ainsi porter sur « les modes d’élections des députés provinciaux, des gouverneurs de provinces et des sénateurs ». 

Tshisekedi saura-t-il faire passer ses réformes ?

Le président de la République avait déjà fait savoir qu’il pensait à des scrutins directs pour désigner ces animateurs. Cela permettrait, indiquait en mars, de réduire la corruption qui était décriée autour de l’élection des sénateurs et des gouverneurs de provinces. Des élections par ailleurs gagnées par la majorité parlementaire tenue par l’ancien président Joseph Kabila.

Il restera donc à voir si cette majorité consentira à une législation sévère voulue par le nouveau président, pour mener sa lutte contre la corruption. Des organisations de la société civile, ainsi le montre la célébration de jeudi 11 juillet au cours de laquelle Félix Tshisekedi a fait ces annonces, poussent pour des actions de rupture. C’est notamment en appelant à exclure du gouvernement d’anciens responsables du régime Kabila soupçonnés de corruption.

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