La chute du cobalt fait chuter Mutanda mining dans le Lualaba

In Congo profond
ITIE, Transparence

La société minière Mutanda Mining (Mumi), appartenant à Glencore, traverse des moments difficiles. Elle annonce ne plus faire de bonnes affaires, depuis la chute des cours du cuivre et du cobalt. Cela, en plus d’un contexte fiscal qui lui demande de payer plus. Conclusion : la mine fermera fin 2019. 

L’annonce du Finacial Times, a été suivie par la circulation sur Internet, d’une note de Mutanda mining. Dans cette circulaire à l’intention des employés, la direction annonce une série de réunions et les invite à poursuivre le travail. Elle évoque trois éléments définissant un contexte difficile pour la société établie dans le Lualaba.

D’abord, Mutanda Mining évoque une restructuration de la société en 2018. Elle devait permettre d’améliorer une rentabilité de la mine. Malheureusement, indique la direction de Mumi, les réformes semblent n’avoir pas suffi. Puisqu’elle déclare que la mine n’est plus viable à long terme, sur le plan économique.

Chute de cobalt, chute d’une carrière minière 

C’est en raison de la baisse importante du prix du cobalt sur le marché international. 2e élément contextuel. Depuis une année, la tonne du cobalt qui avoisinait les 100.000 dollars américains a baissé jusqu’à environ trois fois moins. Sans doute, l’embellie, que portaient l’enthousiasme et les technologies de transition énergétique, a perdu de sa superbe. 

La Chine, qui subventionnait les recherches et inventions qui ont augmenté la valeur du cobalt, a changé de politique, explique une analyse du centre Ressources matter de Belgique. Ce qui explique la chute du cobalt, principal produit minier de l’ancien Katanga. Les miniers ainsi que l’Etat congolais ont fort misé pourtant sur la valeur accrue du cobalt. 

L’autre raison qu’évoque Mutanda Mining, enfin, c’est la pression fiscale. En début de l’année 2018, Kinshasa a révisé son code minier publié en 2006. La réforme a redéfini la fiscalité minière, et proclamé en plus le cobalt et deux autres ressources minérales « minerais stratégiques ». 

Cobalt, minerai stratégique 

Cela a eu pour effet d’augmenter leur valeur taxale jusqu’à 9%. Glencore ainsi que 6 autres grandes sociétés minières ont protesté. Mais cela n’a presque rien changé, jusqu’au départ du président Joseph Kabila du pouvoir. Son successeur, Félix Tshisekedi, semble ne pas se précipiter pour changer cette décision soutenue par la société civile. 

Pour toutes ces raisons, la mine de Mutanda mining « n’est plus économiquement viable », conclut la direction de la société. Pourtant, fille n’exploite pas que le cobalt. Le cuivre reste le principal minerai que l’ancien Katanga produit. En 2018, la région du Sud de la RDC a même atteint les 1.2 millions de tonnes.

Reste à savoir désormais jusqu’où Kinshasa est-il en mesure d’aller, si des sociétés minières devraient fermer. Simplement, ou notamment, parce que le taux de taxation à 10% semble étrangler les miniers. 

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