Réformer le transport en commun à l’ère d’ Ebola en RDC

In Congo profond

Urgence mondiale depuis un mois, la maladie à virus Ebola préoccupe de plus en plus de Congolais. Sur l’ensemble du territoire national, beaucoup pensent à comment se protéger des risques de contamination. Tout comme d’ailleurs la probable propagation de l’épidémie dans d’autres régions de la RDC. Le transport en commun, par exemple, a besoin de réforme.

Dans la plupart des villes de la République démocratique du congo, en l’occurrence Lubumbashi, le contact corporel est plus fréquent dans les véhicules.  La habitudes changent peu. Pourtant, Ebola avance.

Faible niveau d’hygiène dans le transport en commun

Fréquemment, des voitures à sièges pour 4 personnes en reçoivent jusqu’à 5 ou 6 à la fois. Dans les bus et taxi-bus, le frottement et la sueur se partagent couramment.

Pour Docteur Monga Roger, médecin généraliste, le contact corporel et l’étouffement constatés dans les bus et taxi-bus peuvent faciliter une rapide transmission des maladies, surtout dans cette période chaude. A propos d’Ebola, le risque pourrait augmenter encore selon lui.

Lire aussi : Ebola totalise 1 an en RDC le 1er août 2019

« Ebola tue. Cette maladie devrait nous préoccuper pour l’éradiquer », considère Martin Mwamba propriétaire d’un véhicule de transport en commun. Il croit, que les autres transporteurs devraient faire attention à leur sécurité et à celle des autres.

Ainsi, les transporteurs devraient comprendre leur devoir à ne pas exposer autrui, y compris eux-mêmes. Ne pas entasser des clients dans les véhicules, par exemple, prévient des dangers d’Ebola. De Lubumbashi a Goma, par exemple, la maladie peut facilement circuler grâce aux contacts fréquents. Notamment par avion.

Un business à surveiller à l’ère d’ Ebola

Tous transporteurs veulent pourtant gagner vite, réunir le montant à déposer chez les employeurs. Et faire des marges pour eux-mêmes. Cette course au gain rapide fait que beaucoup ignorent dignité et hygiène pour les passagers qu’ils prennent en surnombre.

D’autant plus que dans le secteur du transport en commun les transporteurs imposent les pratiques. Les administrations locales, faute de moyens publics de transports, surtout en province, courent souvent après. 

Eric Cibamba

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