Le trésors des Mangeurs de cuivre, et les tombes profanées à Lubumbashi

In Congo profond
Profanation de tombes

La misère, sans doute, passe pour le premier facteur qui explique la profanation des tombes qui a mis en émoi, le 1er août, beaucoup de Lushois. Mais ce qui se passe au cimetière de Penga Penga ressemble à une chasse au trésor enterré avec des morts. Les majeurs de cuivre reviennent ont-ils à rendre aux pauvres aujourd’hui ?

Si la ville a démoli les constructions dans le cimetière de Penga Penga à Lubumbashi, comme pour mettre fin au désordre, un autre problème demeure cependant. « Le business et l’exploitation minière artisanale » semble tourner autour des Mangeurs de cuivre.

Nos reporters ont effectué une descente sur le site quelques jour après le constat de destruction de tombes. Au-delà de la recherche des ferons qui avait servi à fabriquer des bétons posés sur les tombes, il se révèle qu’une exploitation minière artisanale s’y développe.

Au pays des mangeurs de cuivre, les tombes perdent toute sacralité 

Selon un agent de l’administration communale qui a requis l’anonymat, la profanation des tombes a une visée plus économique. Elle implique jusqu’à de hauts responsables locaux. 

D’après lui, ces « autorités » enverraient des jeunes gens détruire les tombes des mangeurs de cuivre. Il s’agit des agents de la Gécamines qui avaient péri dans un accident. Ils comptent ainsi parmi les premiers enterrés dans le cimetière de Penga Penga. L’histoire, digne d’une légende, explique que leurs tombes étaient construites avec du cuivre.

Lire aussi : Du fric dans un cimetière, et les tombeaux s’ouvrent à Lubumbashi

Un des exécutants mis en cause est le chef de quartier Penga Penga. C’est lui sur qui retombe aussi l’attribution des parcelles sur une partie du cimetière. 

Pour Badibanga Patrick, le chef de quartier mis en cause, il les accusations contre lui n’ont aucun sens. Puisqu’il gère le quartier où se trouve la nécropole fermée, depuis 4 mois seulement. 

Extrême pauvreté

Pourtant, la destruction des tombes remonterait à il y a quatre ans. 

La thèse d’une fouille systématique d’anciennes tombes a la recherche de quelque chose d’important semble convaincre de plus en plus de Lushois.

Beaucoup, en effet, ne comprennent pas que pour des ferons et graviers expliquent véritablement la destruction de plusieurs tombes. Il n’existe cependant pas de preuves probantes. 

Mais c’est aussi cela qui tend à accréditer la thèse d’une extrême pauvreté. Elle expliquerait alors que des personnes décident de bâtir des maisons sur un cimetière.

Eric Cibamba

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