Les blessés du déraillement de Kilima en soins à Kalemie

In Congo profond
Déraillement

Dans le Tanganyika, le gouverneur Zoé Kabila a effectué une visite sur le lieu de déraillement qui a tué 14 personnes. Il a aussi apporté une assistance aux rescapés du déraillement. Les blessés graves suivent les soins à Kalemie.

Le train qui transportait des marchandises, mais aussi des passagers, a vu dérailler trois de 18 vawagons qu’il tirait. Les 15 autres n’ont pas été entraînés dans le déraillement. 

Les rescapés en soins à Kalemie depuis samedi

L’accident a eu lieu à 2 Km de la localité de Kilima, en provenance de Kindu dans le Maniema un peu plus au centre de la RDC. C’est là que Zoé Kabila et deux de ses ministres ont apporté de l’aide aux rescapés. Des produits médicaux.

Les services de secours ont acheminé, samedi 14 septembre, les rescapés de l’accident à l’hôpital de référence de Kalemie, la capitale du Tanganyika.

14 morts et 18 blessés, bilan d’un déraillement 

Au total, indiquent les services de presse du gouvernorat de la province, 14 passagers ont péri. Et non pas la cinquantaine, comme annoncé le jour de l’accident, le jeudi. 18 autres s’en sont sortis avec des blessures parfois graves, avec des membres emputés.

Pour les autorités de la province, les passagers n’avaient pas l’autorisation de monter dans le train des marchandises. Elles les considèrent ainsi comme des clandestins.

Déraillement à Kilima
Un wagon renversé près de Kilima dans le Tanganyika. Capture d’écran.

C’est par ailleurs la même rhétorique qui apparaît à chaque accident de train dans la région. Chaque fois, en outre, les chiffres sur les morts et les blessés créent la controverse entre les sources officielles et la société civile ou les témoins indépendants.

Réseau vétuste, trains dangereux

Quant à la cause de cet accident, la presse du gouvernorat soupçonne l’affaiblissement de la voie ferrée à l’endroit de l’accident. Mais on sait, aussi en plus, que le système d’exploitation ferroviaire congolais est dépassé et vétuste. 

En vertu de quoi, certains Congolais suggèrent de stopper tout trafic sur le rail devenu dangereux. Le temps, expliquent-t-ils, de repenser la sécurité et de renouveller les engins.

Donat Mpiana de l’ONG Action contre l’impunité et pour les droits de l’homme, hésite. Ce défenseur des droits l’homme qui vit à  Lubumbashi où siège la SNCC, redoute que les cheminots qui n’ont plus que ces trains ne puissent en pâtir.

Mais quand il considère que plutôt que de faciliter le transport « les trains congolais facilitent la mort », Donat Mpiana tranche. « Oui, on peut arrêter le trafic sur le rail », acquiesce-t-il. Mais il n’envisage cette option que dans la mesure où une échéance est bien définie. Cela, insiste-t-il, avec un plan bien structuré pour la relance des chemins de fer du Congo.

Didier Makal

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