La « Tempête de l’Ituri », trois mois après

In Congo profond

Le 21 juin, l’armée congolaise lançait « Tempête de l’Ituri ». Une opération armée visant à éradiquer le groupe armé Ngudjolo dans le Nord-Est de la RDC. Où en est-on, trois mois après?

Selon l’armée, l’opération armée devait déboucher sur la restauration de l’autorité de l’Etat « partout » où les miliciens étaient logés. Principalement dans les territoires de Djugu et Mahagi.

L’offensive de l’armée se poursuit dans l’Ituri

A son début, l’armée avait repris plusieurs localités contrôlées avant par le groupe Ngudjolo. La traque continue, mais les tueries elles aussi, même si les chiffres globaux manquent. 

Mais les médias ainsi que des sources locales, à Djugu et dans les environs, font état de poursuites des violences armées. Le fait du groupe Ngudjolo désigné par la traque de l’armée congolaise.

Des tueries se poursuivent, la « Tempête de l’Ituri » aussi

Entre le 17 le 19 septembre 2019, par exemple, le député Iracan Gratien a dénoncé 24 assassinats ciblés dans le territoire de Djugu. Il a même appelé le gouverneur Bamanisa à démissionner, l’accusant de ne pas pouvoir sécuriser les populations.

Lire aussi « Ituri : tensions autour des interpellations par l’armée »

Ces violences ont lieu particulièrement dans la vallée de Wago. Pour sapart, la Monusco rapporte, le 26 septembre, au moins 28 civils dont 12 enfants tués dans deux jours à Djugu. 

Au total, selon la même source, 160 personnes ont perdu la vie depuis juin dernier 2019. En plus, 400.000 autres personnes ont fui leurs localités à cause des violences.

Restaurer l’autorité de l’État 

Pour saboter, le sénateur de l’opposition Pierre Lumbi qui a récemment séjourné dans la région, dénonce des tueries « horribles ». Il appelle en plus à restaurer l’autorité de l’État.

« Nous attendons des dirigeants leur implication pour mettre fin à l’insécurité dans le territoire de Djugu. Aujourd’hui l’insécurité à Djugu et [à] Beni doit être la priorité des priorités dans notre pays », a déclaré le sénateur.

Le 25 septembre, selon le site d’information Politico, la milice active dans la région a libéré sans condition 7 otages. Le média annonce, par ailleurs, que le chef de milice Ngudjolo a exprimé le voeu d’arrêter sa rébellion.

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