Ces fantômes qui hanteront longtemps certains Kabilistes

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Neuf mois après la fin du mandat présidentiel de Joseph Kabila, la période d’observation semble toucher à sa fin en RDC. Des associations demandent des comptes à des Kabilistes, les membres de l’administration de l’ancien président.

Le 2 octobre, le procureur général près la Cour de cassation, Flory Kabange, a ouvert une enquête préliminaire contre Bruno Tshibala. Une ONG lui demande aussi d’enquêter sur d’anciens ministres. Certains Kabilistes semblent désormais dans l’oeil du cyclone.

Mais l’enquête doit avant tout déboucher sur du concret. Elle portera, en effet, sur les allégations de détournement d’argent par l’ancien Premier ministre Bruno Tshibala, un ancien opposant débauché de l’UDPS en pleine crise autour de l’alternance du pouvoir en RDC.

Déclarer les biens à la sortie du gouvernement 

Une crise qui a suivi l’expiration du dernier mandat présidentiel de Joseph Kabila en 2016, sans organiser les élections à sa succession.

Il est reproché à Bruno Tshibal, explique Radio Okapi, le « détournement des salaires, primes et autres avantages légaux des conseillers et chargés d’études de son cabinet. »

D’autres membres de l’ancien régime, à commencer par Joseph Kabila, sont visés. Il s’agit des ministres et vice-ministres. Ils auraient quitté le pouvoir, estime l’ONG de Droits de l’homme ACAJ de Georges Kapyamba, sans déclarer leurs biens.

Des accusations de détournements des fonds publics

D’après la loi, en effet, les membres du gouvernement ainsi que d’autres hauts fonctionnaires publics ont l’obligation de déclarer leurs avoirs. A l’entrée tout comme à la sortie.

Mais il y a aussi d’autres dossiers pour lesquels des organisations de la société civile aimeraient voir la justice enquêter. C’est le cas des allégations, par des médias internationaux, des fraudes et des fonds secrets logés dans des paradis fiscaux.

Une de ces révélations, appelée Panama papers, implique jusqu’à la famille de Joseph Kabila.

L’après Kabila et des dossiers sensibles 

Enfin, d’autres dossiers plus complexes encore portent sur des questions sécuritaires : des complicités avec des groupes armés. Ou encore, des violations des droits humains ainsi que des crimes de guerres. 

Même si récemment le président Félix Tshisekedi a refusé de fouiner dans le passé de ses prédécesseurs, à la société civile, des organisations semblent maintenant plus clairement intéressées à ces dossiers sensibles et d’une portée politique qui pourrait se révéler plus grande les années à venir. 

Cela devrait probablement dépendre des rapports que l’ancien régime, qui garde encore le contrôle des institutions provinciales et du parlement national, entretiendra avec le nouveau pouvoir. La présidence de la République.

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