La non-violence, cette culture qui nous manque

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La violence… Le mot est tellement connu que son contraire, la non-violence, passe à peine. L’homme semble porteur de la violence dans ses veines. La combattre renvoit à un combat contre soi-même. Pourtant, il faudra en venir au bout.

Dans une conférence avec des jeunes à Lubumbashi, le collectif de blogueurs congolais, Habari RDC a appelé au vivre-ensemble. Croire en la culture de la non-violence pour une société où étrangers et autochtones vivent simplement comme humains.

Promouvoir la non-violence

Mais la lutte est encore difficile dans une société où l’homme en est à se battre pour manger, vivre, exister. Ce serait d’ailleurs « la pauvreté qui est à la base de la violence dans le monde, à côté de l’injustice sociale et de l’intolérance », affirme le jeune Claudel Tshiamala.

En effet, la lutte pour s’autodéterminer, essayer d’exister soulève conflits et violences. Chacun veut s’affirmer contre l’autre. Et alors s’évapore le sens de la paix.

La violence n’est pas humaine

Pendant ce temps, les lieux de culte et prière prolifèrent jusqu’à ennuyer. Les prédications censées porter la graine de la paix et de la tolérance seraient-elles infertiles ?

Le professeur Louis Mpala, orateur à la conférence de Habari RDC, explique que la non-violence est bien possible mais que la recherche du gain personnel est plus forte que le sens de l’unité. Les hommes seraient poussés à entretenir les divisions tant qu’ils en profitent.

« La violence, explique Mpala, n’est pas le propre de l’homme. Elle est souvent liée à des situations de la vie. Si elle était inscrite en l’homme, on ne la combattrait pas. »

Ce philosophe catholique regrette que les formes que la violence a prises soient de plus en plus dangereuses. Les violences contre les compétences des tiers ou les appartenances d’autrui, celles économiques ou celles tribales. Une réalité qui se contamine plus qu’elle ne se soigne.

Louis Mpala croit que « si l’on promeut la vérité et la justice en considérant l’autre avec amour désintéressé, les populations seront alors non-violantes ».

Fidèle Bwirhonde

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