May-may Bakata-Katanga à Lubumbashi : la société civile veut la vérité

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Taxis-motos, Lubumbashi

Samedi 12 octobre, la ville de Lubumbashi se réveille dans le calme. L’attaque des miliciens May-May Bakata-Katanga qui a semé la terreur la veille est passée avec ses tracas.

Mais la peur et la méfiance restent encore. La commune Ruashi, par où May-may Bakata-Katanga ont croisé les services de sécurité, reprend vie. Mais certains habitants redoutent qu’une autre attaque survienne à tout moment.

La société civile exige la vérité

Au niveau des autorités de la province du Haut-Katanga, le ministre de l’intérieur a évoqué des blessés parmi les forces républicaines, et des morts parmi les miliciens.

Lire : Nouvelle entrée des Kata-Katanga à Lubumbashi

Selon l’armée, trois soldats loyalistes et deux miliciens ont perdu la vie. D’autres sources parlent de six miliciens tués et de trois policiers blessés. Chiffres soutenus par le ministre de l’intérieur dans le Haut-Katanga, Bobo Malulu.

 « Notre ville a été attaquée par des inciviques armés de machettes et de fusils d’assaut. Six d’entre eux ont été tués et plusieurs ont été arrêtés par nos forces. Ils sont entrain d’être interrogés», a-t-il déclaré à l’agence Anadolu.

Désormais, les leaders de la société civile exigent la vérité sur cette milice.

Les May-may Bakata-Katanga parlent d’une marche pacifique

La police explique que les May-may Bakata-Katanga ont attaqué les quartiers Nord-est de Lubumbashi, dans la commune de Ruashi. « Mes hommes ont bouclé le quartier où l’attaque a eu lieu », a indiqué le général Paulin Kyungu, le chef de la police dans la province.

De leur côté, les miliciens affirment avoir été attaqués par l’armée dans cette périphérie de la ville. Ils y ont mené d’autres tentatives l’incursion depuis plusieurs mois maintenant.

« Nous étions en train de marcher pacifiquement ». Autrement dit, ils n’ont attaqué personne. « Nous nous sommes défendus avec les moyens du bord, tuant six militaires », assure leur porte parole, David Banza.

Certains responsables d’associations de la société civile insiste, par ailleurs, sur l’identité et les revendications des May-May.

Ils exigent, en plus, une clarification sur l’existence légale ou pas du mouvement politique de Gédeon Kyungu Mutanga. Ce dernier passe encore pour certains Congolais, comme le leader de cette milice.

L’ancien gouverneur de l’ex Katanga et actuellement soutien au président Tshisekedi, Kyungu Wa Kumwanza dénonce un complot contre le Haut-Katanga. Il ne cite toutefois aucun nom.

Pour lui, il existe des milieux bien connus qui s’organisent pour déstabiliser cette province congolaise du sud-Est.

« Des milieux bien connus cherchent à faire de cette province le deuxième Ituri. Et veulent induire en erreur l’opinion tant nationale qu’internationale que le Katanga est mécontent du nouveau régime. C’est ainsi qu’on fabrique les Kata-Katanga des tueurs en série », assure Kyungu.

Fidèle Bwirhonde

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