Traque des ADF : « Écoutez la voix de la sagesse », lance Bakungu à Tshisekedi

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Traque des ADF

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, l’ancien vice-gouverneur du Nord Kivu Bakungu Mythondeke alerte Félix Tshisekedi. Il n’appuie pas les opérations militaires conjointes avec les forces étrangères sur le territoire congolais.

Bakungu Mythondeke s’oppose farouchement au projet de coalition avec les forces voisines du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda ou de la Tanzanie. Une traque des ADF et FDLR principalement. Il met en avant son expérience de vice-gouverneur (jusqu’à début 2018). Lui qui a vu se succéder des opérations armées, y compris conjointement avec le Rwanda.

Lire à propos: RDC: l’éventualité d’une opération militaire avec les voisins de l’Est fait débat

Mythondeke propose au président de la République de privilégier une table-ronde qui puisse coaliser les groupes rebelles congolais. Cela, afin de traquer les forces négatives étrangères  dans l’Est. Plutôt que d’envisager des opérations conjointes avec les forces voisines dont l’histoire ne retient que les déboires.

La voix de la sagesse, contre la traque des ADF avec l’aide des voisin

« N’oubliez pas Excellence Monsieur le Président de la République, que nous déplorons plus des 10.000.000 des morts. A cause de ces guerres hégémoniques nous imposées par ces voisins », écrit l’ancien vice-gouverneur du Nord-Kivu. C’est alors qu’il lui dit : « écoutez la voix de la sagesse […]. Je vous prie d’arrêter ces opérations ».

Il rappelle alors que la Monusco vient de refuser son appui à une éventuelle offensive impliquant des forces autres que celles de la RDC.

Pour lui, Bakungu Mythondeke, l’option à privilégier reste le dialogue. Une conférence comme celle tenue à Goma en 2009, qui avait débouché sur la signature de cessation des hostilités par le CNDP de Laurent Nkunda Batware. Pour cet ancien vice-gouverneur, toutefois, il devrait être question d’appeler les différentes rébellions nationales à un protocole d’accord. Cela, afin d’isoler les groupes étrangers, mieux les combattre et, ainsi privilégier les vies des compatriotes.

Risques de crimes graves comme par le passé

On sait néanmoins à quel point cet accord ne dura pas. Puisque peu après naissait le M23, dénonçant des termes de l’accord non respectés.

Mais il s’appuie, pour soutenir son hostilité pour une traque internationale, les massacres perpétrés par des forces étrangères lors de leurs opérations en RDC. Il parle de Kasika, Makobola, Kisangani, l’accord de Lemera, etc., au cours desquels les personnes furent enterrées vivantes. D’autres encore avaient été égorgées, et des villages incendiés.

Christian Tulizo

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