JED déplore les menaces et agressions sur les journalistes

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Photographie, presse

L’ONG Journaliste en danger (JED) déplore, dans un nouveau rapport, l’augmentation des cas de menaces et agressions sur les journalistes. A l’occasion de la journée contre l’impunité des crimes contre les journalistes, elle dresse un état de lieu de la liberté de la presse qui mélange espoir et inquiétudes.

Au nombre des inquiétudes figurent les menaces et agressions sur les journalistes. Le rapport de JED survient en marge de la célébration de la journée internationale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes, le 02 novembre. Son titre se veut en lui-même interpellateur: « Nouvelle ère de la liberté de la presse en RDC ».

L’ONG part du changement intervenu au sommet de l’État. L’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi comme président de la République depuis le début l’année.

Dans ce pays, les professionnels de la presse essuient, dans l’exercice de leur métier, des menaces et humiliations. Mais aussi des agressions physiques et interpellations, indique le rapport. Des actes qui limitent les droits pourtant reconnus par les lois congolaises et instruments juridiques internationaux.

Attaques et agressions sur les journalistes

JED trace un tableau comparé de l’environnement national de profession des journalistes de l’année dernière sous Joseph Kabila. En 2017-2018, il a dénombré 121 cas d’attaques et agressions sur les journalistes et les médias. Passés à 85 cas depuis le début l’année en cours, elle note sans doute une baisse.

Une baisse de 36 cas que connaît la nouvelle ère de la liberté de la presse en RDC. Elle salue aussi la baisse « la plus significative » du nombre des arrestations des journalistes. Celles-ci passent de 54 à 16 cas en 2019.

Lire : Accord du 31 décembre : Les médias de l’opposition toujours fermés à Lubumbashi

Toutefois, JED se désole des cas de fermeture des médias, les menaces et agressions contre les journalistes qui ne baissent que de deux points: de 30 à 28 cas. Elles demeurent presque inchangées, et parfois deviennent pires que sous l’ère de Kabila, commente le rapport. Quant à la censure, elle passe de 37 cas l’an passé à 41 cas en 2019. Soit une inquiétante montée.

Attentes de JED du nouveau pouvoir de Félix Tshisekedi

De ces abus persistants, l’organisation protectrice des journalistes et promotrice de la liberté de la presse en RDC appelle à des réformes urgentes et radicales. Cela, dans le but de renforcer la sécurité des journalistes.

« Il est temps de passer aux actes pour en finir avec les années de la prédation de la liberté de la presse », peut-on lire dans ce rapport. JED recommande par ailleurs au nouveau pouvoir quelques réformes. Elles devraient faciliter aux journalistes l’exercice de leur métier.

Il s’agit notamment:

  • De la révision du cadre pénal répressif, en consacrant la dépénalisation des délits de presse jouissant du journaliste de son rôle de quatrième pouvoir en quiétude ainsi que
  • La mise en place d’un mécanisme national de protection des journalistes doté des moyens. Puis, assurer le relais dans différentes institutions afin que les exactions commises sur les professionnels des médias du secteur ne restent pas impunies.

Christian Tulizo

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