Les sanctions américaines en RDC demeurent

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C’est sans doute en réaction aux proches de l’ancien Président Joseph Kabila de plus en plus sur l’offensive. Les sanctions américaines vont demeurer. L’ambassadeur des États-Unis en RDC appelle aussi l’UE à faire de même.

L’ambassadeur des Etats-Unis Michael Hammer a appelé l’UE à maintenir, tout comme Washington, la pression sur l’ancien régime en RDC. Les sanctions américaines et européennes frappent 15 personnalités congolaises.

Corruption et droits humains

Toutes sont des proches de l’ancien président Joseph Kabila pour leur implication dans des violations des droits de l’homme entre 2015 et 2018. C’est ce qu’a annoncé lundi 18 novembre, l’agence de presse belge Belga.

L’ambassadeur américain l’a dit lors de son séjour à Bruxelles où il mène des consultations avec notamment l’Union européenne sur la sécurité.

Devant une journaliste, indique Belga, Hammer a soutenu que les États-Unis ont une politique des sanctions contre ceux qui violent les droits humains ou plongent dans la corruption.

Les sanctions américaines restent en place

Pour lui, les sanctions restent en place. Et, si son pays a des informations sur d’autres personnes dans la même situation, elles feront l’objet des sanctions. Avant d’ajouter qu’il espère que l’Union européenne va elle aussi maintenir ses sanctions.

Mike Hammer a, par ailleurs, dit son intention de travailler avec le président Félix Tshisekedi. Celui-ci, dès son installation au pouvoir en janvier 2019 à l’issue d’une première alternance en douceur, a promis de lutter contre la corruption.

Lire : [Edito] Une si précoce bataille électorale pour 2023!

Mais depuis des mois, des actions du président semblent bloquées par l’ancien régime avec qui il gouverne. Le cas, par exemple, des responsables nommés à la tête de deux grandes sociétés publiques. La Gécamines et la société des chemins de fer, Sncc.

Faute de notification par le ministre de la justice, explique-t-on, ils n’ont toujours pas pris leurs fonctions. A cela s’ajoute, depuis environ plus d’un mois, un regain de tensions entre le camp présidentiel et celui de l’ancien pouvoir. Celui-ci contrôle le parlement et plusieurs provinces.

Finalement les sanctions plutôt que de désserer l’étau

Un activiste de la société civile confiait à Congo Durable, il y a un mois, qu’il y avait plus de risques que les sanctions soient reconduites.

En raison, expliquait-il, de la tendance fort prononcée, à bloquer le déploiement de la politique du nouveau président, par les mêmes personnes visées par les sanctions.

Une mission d’évaluation, expliquait la même source, menait pourtant des réflexions sur la possibilité de « désserer un peu l’eau ». Cela, disait-il, en vue de faciliter une décrispation du climat politique.

Finalement, il semble bien que les consultations, notamment avec des acteurs de la société civile, n’ont pas été concluantes.

Didier Makal

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