Violences contre les femmes : Habari RDC cible la famille

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Vendredi 22 novembre, au Centre des jeunes de Ruashi, une commune populaire de l’Est de Lubumbashi, reçoit des invités tout spéciaux. Des jeunes gens, filles et garçons de classes terminales du secondaire, et d’autres jeunes plus âgés encore.  Ils parlent des violences contre les femmes.

Ce public pas facile à sélectionner et à surtout mobiliser, participe pourtant plus activement à l’échange. Celui-ci se déroule, sous le contrôle d’une actrice du genre. La journaliste Denise Maheo. Il a une bonne connaissance des enjeux autour des violences contre les femmes.

Les jeunes parlent des violences contre les femmes

« Les violences contre les femmes commencent en famille d’abord », explique Didier Makal qui coordonne l’activité pour Habri RDC.

Ces violences prennent plusieurs formes : physiques, morales ou psychologiques, ou simplement symboliques. « S’il y a des changements à attendre, c’est probablement de la famille qu’ils viendront », estime l’organisateur. D’où la nécessité de compter sur la famille, sur les plus jeunes.

La femme est marginalisée parce que tout le monde croit qu’une femme a beau faire des études supérieures, au point d’obtenir une licence, elle finira toujours par devenir femme de ménage, propre pour cuisiner, torchonner…. Ce qui est faux !

« Il y a des filles qui étudient en électricité. Mais dans la pratique, je vois mal une fille accepter de grimper à un poteau électrique ! », explique l’un d’eux. Il considère alors qu’il faudrait plus de courage aux filles pour pleinement avancer dans leurs choix.

Un autre jeune s’arrête pour sa part sur le sens même de l’exemple au sein des sociétés. La répartition des rôles sociaux, par exemple. « Je suis chrétien, confesse un autre. Je n’ai jamais vu de femme Prêtre ou Monseigneur. Jamais ! ».

« La femme est marginalisée parce que tout le monde croit qu’une femme a beau faire des études supérieures, au point d’obtenir une licence, elle finira toujours par devenir femme de ménage, propre pour cuisiner, torchonner…. Ce qui est faux !», s’insurge une participante.

Compter sur la famille

L’échange suscite beaucoup de réactions, et chaque fois, l’invitée est appelée à préciser des propos, à démontrer aussi des préjugés.

« Cela montre tout simplement que l’éducation que les jeunes reçoivent nourrit les préjugées dont la femme est victime. Le persuader du contraire est un tout un processus. Et donc, mener une campagne comme celle-ci vaut la peine, explique la journaliste. Il faut faire davantages pour que les jeunes comprennent qu’il y a des choses que nous avons reçues de la société qui ne sont pas bonnes et qu’il faut les changer ! »

Ces réactions des jeunes, finalement, tendent à montrer à quel point, la lutte contre les violences que connaît la femme, devrait profondément impliquer les acteurs familiaux.

Compter sur les enfants, les plus jeunes paraît plus prometteur, estiment les organisateurs du Face aix jeunes qui rentre dans le cadre de 16 jours d’activisme contre les violences féminines.

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