Criminalité à Lubumbashi : l’armée et la police décideront à partir des communes

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Police de la RDC

Armée et la police congolaises décideront désormais d’intervenir à partir des communes. Cette décision, d’application dès le 19 décembre 2019, a pour but de faciliter des réponses plus précoces des forces de sécurité. Lubumbashi, en effet, connaît un nouveau regain de criminalité.

Jeudi, le gouverneur Jacques Kyabula a installé le Comité local de coordination dans la commune de Ruashi. Elle compte parmi les plus touchées par la criminalité à Lubumbashi.

Des comités locaux de coordination

Ces postes de commandement de la police et de l’armée, procèdent d’une décentralisation du commandement.

Lire |Retour en force de la criminalité à Lubumbashi

Piusqu’en effet, à chaque manifestation populaire à la suite des vols ou meurtres de la ville, les habitants dénoncent l’absence de réaction. Ou encore, l’arrivée trop tardive des forces de sécurité.

« Je n’ai pas de paix. Et je ne peux pas être dans la joie au moment où vous êtes tués, a déclaré le gouverneur devant des habitants de Ruashi. »

Restaurer la confiance

Mardi, au cours d’un conseil provincial des ministres, les autorités avaient décidé d’apporter ces changements. Ces comités devraient, en plus, tenter de restaurer une confiance de la population en l’armée et la police.

Puisque, ces dernières années (depuis 2016 pratiquement), des soldats sont accusés d’être impliqués dans le grand banditisme qui secoue le Haut-Katanga.

« Tous ces actes sont simplement un sabotage aux institutions de la République. Et ces gens tiennent à vous opposer à nous et au Président Félix Tshisekedi. Et ils doivent savoir que l’Etat existe. Qui qu’ils soient, militaires, policiers ou civils, personne n’est au dessus de la loi », a dit Jacques Kyabula.

Le défi de l’urbanisation de Lubumbashi

Mais de l’avis des spécialistes de la sécurité, et c’est notamment ce que pense le criminologue Ildephone Tshinyama de l’Université de Lubumbashi, la ville a besoin en plus, de repenser son urbanisation.

Il prend, par exemple, le cas de nouveaux quartiers, les plus touchés par la criminalité. « Les criminels sont assurés d’opérer en toute quiétude, puisqu’ils savent qu’il n’y aura pas de réponse rapide des services de sécurité », faute de route, indique-t-il, dans une interview à Kyondo télévision.

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