Climat, RDC : Les confessions religieuses au secours des peuples autochtones

In Environnement

Les confessions religieuses de la RDC se mobilisent en faveur de la protection des peuples autochtones. C’est à commencer par protéger leur milieu de vie : les forêts tropicales.

Du 03 au 05 décembre 2019, le programme « Initiative interreligieuse sur les forêts  tropicales/bassin du Congo »  (IRI-RDC) a démarré à Kinshasa à la suite d’un atelier. Une première au Congo Kinshasa, pays de toutes les croyances religieuses où malgré tout, les religions cohabitent en paix. Cette fois, c’est la cause environnementale qui les mobilise. Dans pays, aussi, les peuples autochtones perdent de plus en plus de leurs forêts.

La matière était si importante que le ministre de l’environnement s’est déplacé pour lancer les assises devant 180 participants.

Des experts et scientifiques, des chefs et représentants religieux et des peuples autochtones, des chefs coutumiers, l’ONU, etc.

Les religieux congolais enfin conscients ?

La rencontre était propice pour les communautés religieuses congolaises décidées à s’engager dans la cause écologique et la préservation des forêts tropicales. Objectif : contribuer au développement durable des peuples autochtones et des populations locales.

Les confessions religieuses espèrent, à travers cette lutte, sensibiliser les communautés aux questions environnementales, et faire des plaidoyers auprès des institutions congolaises et internationales.

Il faudra à la longue amener les décideurs à juger et agir en faveur de l’environnement mais surtout des forêts tropicales et leurs populations.

La protection des peuples autochtones vue de l’intérieur

Dans certains exposés présentés, la situation climatique de la RDC était plusieurs fois balayée, sans surprise. C’était bien l’objet de la rencontre.

La mauvaise nouvelle pour l’ex-Katanga, c’est que c’est la province qui connait la plus profonde crise pluviométrique au pays. Les précipitations y sont des plus insuffisantes, faisait noté le professeur Albert Kabasele  de l’université pédagogique  nationale.

Lire |Réchauffement climatique, l’Afrique doit agir maintenant

Un jeune participant musulmane explique avoir enfin compris pourquoi sa province, le Haut-Katanga, connait d’étouffantes chaleurs avec des conséquences sur le tissu socio-économique. Il aurait même plusieurs dû recadrer les interventions d’autres participants qui associaient certaines de ses idées à ses origines, le « Katanga ».

« Après mon intervention en soutien au reboisement et à la lutte contre déforestation irresponsable, explique-t-il,  j’ai été félicité plusieurs fois pour avoir fait modifier les conclusions finales de l’atelier. Mais, félicité plutôt comme originaire du Katanga, ce qui était inconvenable. J’ai dû expliquer que nos assises étaient une cause nationale et d’intérêt général, pas une affaire provinciale », conclut-t-il.

Décidément, les confessions religieuses congolaises ont choisi de multiplier les combats communs par-dessus leurs divergences qui parfois tournent autour du même Dieu vers qui se tournent pourtant leurs prières.

Mwinyi Assani – Jeune musulman et Participant à l’atelier

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