Le Haut-Katanga éloigne ses pires criminels de la province

In Congo profond
Prisonniers

Les autorités de la province du Haut-Katanga viennent de transférer à Angenga, dans l’ancienne province de l’Equateur, plus de 200 prisonniers. Elles les considèrent comme dangereux et espèrent dissuader d’autres criminels dans la province.

Dimanche 26 janvier, soit au lendemain du départ du premier convoi de 86 prisonniers de Lubumbashi, un deuxième vol de l’armée a conduit à la prison d’Angenga 121 condamnés. La justice les a reconnus coupables de vols, viols meutres et ou mouvements insurrectionnels.

Éloigner les prisonniers dangereux de la province 

C’est là qu’ils vont « purger leur peine, loin du Haut-Katanga, écrit le gouverneur Jacques Kyabula sur sa page Facebook. Cette deuxième vague porte à 200 les prisonniers déplacés pour des raisons d’efficacité contre l’insécurité et de dissuasion.»

Le gouverneur indique, par pilleurs, que le prochain transfèrement interviendra à la fin du mois de février. 

C’était aussi le voeu de certains habitants de Lubumbashi pour qui, la prison de Kasapa ne sait plus contenir les criminels qu’elle reçoit. Puisque parmi ces détenus, certains avaient déjà fait l’objet d’arrestation et de condamnation par la justice.

« On ne baissera pas les bras », conclut Jacques Kyabula comme c’est devenu sa promesse à chaque présentation de nouveaux présumés bandits que les services de sécurité interpellent.

Insécurité persistante depuis 2016

Depuis son élection comme gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula multiplie des initiatives en faveur du retour de la quiétude. C’est principalement à Lubumbashi, ville qui a le plus compté de violences depuis 2016.

Lire | Criminalité à Lubumbashi : l’armée et la police décideront à partir des communes

Dernièrement, son gouvernement a décidé d’installer des centres de commandement de l’armée et de la police dans les 7 communes de la ville.

L’objectif consiste à faciliter les réponses précoces des services de sécurité quand la population en a besoin.

Mais ces centres semblent visiblement buter sur des défis majeurs d’ordre logistique. Il faut, en effet, davantage de moyens financers, de communication et de mobilité pour qu’ils fonctionnent à plein régime. C’est l’analyse qu’en fait un criminologue de Lubumbashi.

Urbaniser Lubumbashi et ordonner la police

Bien plus, la ville a besoin d’importantes transformations en termes d’urbanisation pour que les services de sécurité, ajoute la même source. Même mieux équipés, ils ne parviendraient pas à rapidement réagir lorsqu’ils reçoivent des alertes.

Certains quartiers criminogènes de la ville, en effet, restent difficiles d’accès. 

Aissi, le nouveau chef de la police dans la province, général Karawa l’a dit lors de sa première parade avec ses effectifs. La ville de Lubumbashi a besoin de remettre de l’ordre au sein même de la police qui a la mission d’assurer l’ordre public.

Le commandant de la police sait que éléments sont détachés pour assurer la sécurité des tiers. Cette pratique préjudicie la sécurisation de la ville qui n’a pas déjà assez d’agents.

En avril 2019, l’ordre était donné par le haut commandement présidé par Félix Tshisekedi pour que cette pratique cesse. Elle rapporterait de l’argent à certains officiers.

Le général Karawa a ordonné une nouvelle fois, lundi le 20 jnvier, que cesse cette pratique. Il a promis, lui aussi, d’agir à rétablir la sécurité dans le Haut-Katanga.

Didier Makal

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