Les « chiens de race » attirent davantage d’acheteurs à Lubumbashi

In Congo profond
Chiens de race

A Lubumbashi, les chiens « de race », parfois issus des croisements entre deux ou plusieurs espèces, ont de plus en plus de succès. Les habitants n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 400 USD pour s’offrir un chiot, sans compter le coût de leur entretien.

Dans un reportage diffusé vendredi 21 février 2020 sur Kyondo Radio télévision, le journaliste de Berthier Kalukangi apparaît aux côtés d’un maître-dresseur. Les « chiens de race » ont le vent en poupe, fait-il comprendre, à Lubumbashi.

Insécurité et une passion soudaine

On les trouve dans les quartiers huppés de la ville, au Golf par exemple, mais aussi un peu partout chez des personnes économiquement stables. Puisqu’un « chien de race » coûte une fortune. Il faut jusqu’à 400 USD, voire plus selon les espèces et les qualités ventées qui vont avec.

Ainsi, dans un contexte marqué par la persistance de la criminalité, avec des vols suivis de meurtres ou des viols, des « chiens bergers » sont adulés. Ils sont réputés sévères, bons veilleurs. « S’il vous tient, il ne vous lâche pas tant que son maître n’est pas arrivé », confie habitant de Lubumbashi.

Lire | Insécurité dans le Haut-Katanga : « On ne baissera pas les bras » (J. Kyabula)

Et le reporter de Kyondo le confirme aussi dans son reportage. On le voit, dans son reportage, assis à côté d’un chien tout excité, respiration haletante. « Ce chien est en train de me surveiller. Avant que son maître l’ordonne de me libérer, je ne peux pas quitter cet endroit, ni bouger », relate le journaliste.

« Chiens de race », chiens des riches ?

Mais au-delà de ces vertus, dans un contexte sécuritaire délétère, d’autres facteurs jouent en faveur des « chiens de race ». Il y a « une sorte de prestige », qui fait en passant le bonheur de ceux qui élèvent ces animaux. Ces animaux qui consomment jusqu’à au moins 10 USD d’après des estimations, tendent à traduire un certain bien-être matériel. Ne se l’offre pas qui veut, en effet !

Et étant donné l’absence d’école de dressage de ces animaux, les rares spécialistes connus ou ceux qui se débrouillent sont recherchés. Sans une bonne alimentation, un bon logement, « ces chiens n’obéissent plus », explique Berthier Kalukangi.

Du coup, cet intérêt pour les espèces issues des croisements et souvent importées, jouent en défaveur des chiens ordinaires. Ces derniers paraissent un peu ringards, voire dépassés ou appartenant à une « certaine classe » sociale.

Didier Makal

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