Insécurité à Kolwezi : A quand le changement des commandants de la police et de l’armée?

In Congo profond
Insécurité à Kolwezi

Les députés nationaux du Lualaba, dans le Sud-ouest de l’ex-Katanga, n’y vont pas d’une main mole pour dénoncer l’insécurité. A quand les changements annoncés dans les commandements de l’armée et de la police?

Mercredi 20 mai, soit au lendemain des protestations violentes des habitants de Kolwezi contre l’insécurité, les députés ont pris la parole. Les élus du Lualaba dénoncent les violences armées qui persistent dans la capitale provinciale.

Des incursions nocturnes au coeur de l’insécurité à Kolwezi

Ils dénoncent des incursions nocturnes dans les maisons des citoyens, et des vols, viols et meurtres qui y sont souvent commis.

Les élus déplorent aussi le fait que cette insécurité persiste malgré les alertes qu’ils lancent ainsi que les actions des autorités locales.

Au contraire, « La situation s’est empirée au fil du temps, plongeant nos compatriotes dans un grand désarroi », notent les députés dans une déclaration lue par la députée Munongo Inamizi.

Ils décrivent la situation comme ayant transformé Kolwezi en un champ de tirs. Et à propos, le gouverneur Richard Muyej a promis le 19 mai, 5000$ à toute personne qui va dénoncer un criminel.

A Lubumbashi, plus près dans le Haut-Katanga, la population vit une situation identique, parfois pire encore.

Le 19 mai, l’archevêque Jean-Pierre Tafunga a dénoncé des réponses insuffisantes des services de sécurité. Ainsi que l’inaction des autorités nationales face à une crise persistante qu’elles connaissent par ailleurs.

A Kolwezi, les députés vont plus loin encore. Ils demandent à quand la mutation des responsables de la police et de l’armée.

Le ministre de l’intérieur interpellé

C’était, en effet, une des recommandations de la commission déployée pour enquêter sur les récentes incursions des séparatistes Bakata Katanga dans les 2 provinces.

Les députés du Lualaba, pour enfoncer le clou, se demandent ce que fonts les services de sécurité. Et pourquoi ils n’arrivent que plusieurs heures après qu’ils ont été appelés au secours. Ils laissent ainsi, souligne la déclaration, « le temps d’opérer en toute quiétude ».

Pour cela, ils interpellent le ministre de l’intérieur afin de prendre les dispositions pour ramener le calme. Mardi même, ce dernier était interpellé par la commission sécurité et défense de l’assemblée nationale sur l’insécurité dans certaines villes.

DM

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