« Touche pas à mon cobalt », est ainsi cet appel voulu collectif pour tous ceux qui reconnaissent l’importance. Un minerai, comme son cousin cuivre, au cœur de l’économie de la région, au sud de la RDC. Les organisateurs de cette campagne, journalistes, ONG et autorités du Lualaba, contrat-taquent. Des critiques circulent contre les conditions d’exploitation de ce minerai. Un “cobalt de sang”, un peu comme a été qualifié le dimant du Libéria. Ou encore le coltan de sang, lié aux violences à l’est du Congo.
« Conduire électrique », c’est le nom de la campagne lancée le mercredi 28 mars aux USA par les multinationales. Elles comptent passer aux véhicules électriques, moins pollueurs, grâce au processus de stockage d’énergie électrique. Un processus aujourd’hui largement dépendant de l’usage du cobalt. « C’est donc une opportunité de valoriser le cobalt congolais et surtout celui du Lualaba », estime Franck Fwamba. Il est coordonnateur de l’atelier de Kolwezi.
Le gouverneur du Lualaba, Richard Muyej, l’a reconnu. En 2015, à son arrivée à la tête de la province, les femmes et les enfants étaient dans les mines. Grâce à la réforme qu’il a initiée, annonce-t-il, les creuseurs artisanaux sont à ce jour encadrés. Surtout pour le problématique site de Kasulo. Ils seraient 12 milles « enregistrés pour permettre d’éloigner les femmes et enfants dans les mines et organiser l’artisanat », a déclaré monsieur Muyej.
Un discours qui contraste avec des rapports de certaines ONG qui dénoncent des violations des droits des creuseurs. Parfois, la présence des femmes et des enfants dans des carrières de cobalt.
Eric CIBAMBA