Le gouverneur du Lualaba, Richard Muyej, a eu un entretien avec des creuseurs artisanaux des cuivre et de cobalt à Fungurume. Le gouverneur a condamné fermement les violences de dimanche qui ont coûté la vie une personne,d’après des sources non officielles. Elles ont aussi fait plusieurs blessés et paralysé le trafic sur la route Kolwezi-Likasi.
La province voit de mauvais oeil les protestations de dimanche. D’autant plus qu’elle prend le devant, parmi les provinces où évoluent des creuseurs artisanaux des minerais, dans le cadre de l’encadrement du secteur artisanal. Un nom est cité comme ayant intoxiqué des manifestants : le député Kabwika.
Malgré l’invention du gouverneur, par ailleurs, la tension est demeurée à Fungurume. Elle a continué jusqu’à 16 heures dans l’après-midi. Même après l’adresse de Richard Muyej aux creuseurs artisanaux, à l’hôtel Best Palace, d’après le site La Dépêche.
Dans son discours, le gouverneur a invité le public venue l’écouter à privilégier le dialogue. Au cours de la rencontre, des habitants de la cité lui ont formulé aussi des doléances.
« Malgré ces explications, certains creuseurs qui n’ont pas pris part à ces échanges ont de nouveau barricadé la route nationale numéro 39 », écrit La Dépêche.
La veille, les creuseurs artisanaux, rejoints après par des habitants de Fungurume, ont manifesté dans la rue. Ils protestaient, au départ, contre la saisie de minerais des creuseurs artisanaux par la police. Mais après, la manifestation a pris porté aussi d’autres revendications comme la vie chère.
Depuis la fermeture de la carrière artisanale de Fungurume, les creuseurs disent ne pas trouver de sites où travailler. Conséquence : l’argent ne circule plus assez dans la cité.
Dans son adresse devant la foule, le lundi, Richard Muyej a reconnu indirectement cette situation. Il déclaré, indique La Dépêche, que la paie de salaires des employés de la société chinoise TFM n’avait pas du tout d’impact sur la population locale. Une reconnaissance presque tacite de cette réalité à Fungurume : beaucoup de salariés arrivent juste pour travailler.
Cela implique que lors de paiement des salaires, l’argent va plutôt dans les villes les plus proches où beaucoup ont des familles : Kolwezi, dans le Lualaba. Mais aussi Likasi et Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.