Le massacre de Kasika, 21 ans après

In Congo profond

La Lucha veut que justice soit rendue aux victimes du massacre de Kasika, dans le Sud-Kivu. 21 ans après, le mouvement citoyen a organisé une marche à Bukavu. Objectif : appeler à ne pas oublier ce qui s’était passé.

« Nous n’oublierons pas », promet la Lucha, sur son compte Twitter. Samedi 24 août, cela faisait jour pour jour 21 ans depuis le massacre de Kasika, et des localités environnantes, dans le Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.

Mémoire des victimes du massacre de Kasika

1053 de personnes selon une ONG, 2000 selon la Lucha, avaient péri dans un massacre attribué à une rébellion congolaise armée par le Rwanda. 

Ce samedi, les manifestants portaient des panneaux sur lesquels ils ont mentionné plusieurs messages. Globalement, ils demandaient que justice soit rendu aux victimes.

Dans un autre message, publié par la militante de la Lucha Maroy Grâce, on peut lire: « Pas de Paix sans réconciliation », « Pas de réconciliation sans la justice », résume-t-elle.

21 ans après le massacre, ces messages risquent de ne pas beaucoup parler à certains Congolais, surtout aux jeunes. Mais pas du tout dans le Sud-Kivu. Et c’est dans ce cadre que semblent s’inscrire la manifestation et les messages de la Lucha. Puisque les responsables de la rébellion en question, le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), sont encore vivants.

A Kinshasa, à Kigali, à Bukavu et à Goma

Au 10e anniversaire du massacre, l’ONG CADDHOM (Collectif d’action pour développement des droits de l’homme) écrivait ces mots : « les auteurs et commanditaires de ces massacres se la coulent douce dans des villas à Kinshasa, Bukavu, Goma et Kigali, jouissant tranquillement de la sphère et du sang des victimes innocentes. »

Ces personnes sont, entre autres, indique ce document : Alexis Thambwe Mwamba, l’actuel président du sénat, Azarias Ruberwa, ministre dans le gouvernement sortant, ou encore le rwandais James Kabarebe, un des bras droits du régime de Paul Kagame. D’autres ne sont plus, depuis peu : Lunda Bululu et Arthur Zaidi Ngoma.

Ce jour-là, le 24 août 1998, un bataillon rwandais du RDC massacrait des Congolais,explique le CADDHOM. Au même moment, assure l’ONG, à Bukavu, le chef du RCD Ernest Wamba dia Wamba, tenait le premier meeting de la rébellion. La 2e guerre du Congo venait de commencer. 

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