Nouvelle entrée des Kata-Katanga à Lubumbashi

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CNPR, Circulation routière

Vendredi 11 octobre, Lubumbashi s’est réveillé sous tension. Ruashi, une de sept communes de la ville en ébullition. Des miliciens May-may Kata-katanga tentent d’entrer par ce point depuis des mois. Vendredi, les écoles ont libété ou longtemps retenu les enfants, par prudence.

Dans une bonne partie de Ruashi, la population ne pouvait circuler. Tôt le matin, plusieurs ont reçu les consignes claires : ne pas s’exposer. Un climat d’incertitude totale alors que les informations ne filtraient pas clairement, à propos de l’arrivée des May-may Kata-Katanga.

Des vidéos prises sur le vif montrent des jeunes, certains avec armes blanches seulement. Déterminés, ils portaient un drapeau du Katanga sécessionniste. Ce qui rappelle l’envie de certains leaders katangais, de jouir de leur autonomie administrative. 

Une panique généralisée

Au marché Zambia, le plus grand de la commune Rwashi, c’était la débandade généralisée ce matin. Sous la panique, les vendeurs couraient dans tous les sens.

Des coups de balles attribués aux forces armées congolaises et destinées à dissuader l’incursion des rebelles, n’ont qu’aggraver la situation.

Lire : Les séparatistes Bakata-Katanga étaient aux portes de Lubumbashi le 11 juillet

Un journaliste sur place affirme avoir vu deux corps sans vie transportés dans un véhicule de police. Ce serait deux rebelles pris au filet.

A l’hôpital militaire de la commune Rwashi, des blessés (nombre inconnu) ont été admis. Officiellement deux, mais les journalistes ne peuvent le vérifier.

Au bâtiment du 30 juin, siège de l’assemble provinciale du Haut-Katanga, un conducteur de moto est arrivé couvert de sang mais pas blessé. Provenant de la commune attaquée a confirmé l’incertitude sur le lieu.

Un journaliste qui l’a rencontré explique que celui-ci a affirmé avoir transporté des militaires blessés sur sa moto. A lui seul, il en aurait transportés quatre (militaires) sans compter ceux pris par ses collègues.  

Toutes les forces en alerte contre les May-may Kata-Katanga

La police et l’armée étaient en alerte, prêtes à intervenir. Un témoin sur le lieu explique avoir observé un comportement inhabituel notamment dans la police.

« Je viens de voir un véhicule avec des policiers lourdement armés. La situation est critique, une panique généralisée. J’ai vu un policier enlever son uniforme et revenir à la tenue civile ».

Mais s’était prévisible…

Si les maï-maï sont cités, nombreux préfèrent le vocable « Bakata Katanga », ces rebelles qui luttent pour l’indépendance du Katanga. Depuis la veille la menace planait sur la ville.

Les autorités n’ont pourtant pas prévenu la population des mesures sécuritaires. Ce serait pour éviter la panique dans la ville. De l’autre côté, les forces d’intervention ne semblaient pas bien préparaient.

Plusieurs militaires congolais sont annoncés blessés. Mais même le ministre provincial (Haut-Katanga) de l’intérieur ne peut donner les précisions pour des raisons sûrement politiques. Il s’est rendu d’urgence dans la commune Rwashi s’enquérir de la situation. Dans sa suite, on n’essaie que de rassurer.

Depuis ce matin, cette situation tendue paralyse le rythme de la ville. Impossible de de savoir réellement ce qui se passe. Les éléments sont classés sensibles. La population, quoique appelée à vaquer à ses affaires, reste paniquée.

Fidèle Bwirhonde

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