Haut-Katanga : saison 1 des récoltes de maïs très attendue

In Environnement
Semences de maïs

La saison de récoltes de maïs à commencé dans le Haut-Katanga. La saison culturale qui s’achève, les autorités du Haut-Katanga avaient décidé de s’engager à relever, par pallier, un défi majeur.

Ce n’est pas encore l’heure du bilan, même si le temps de récoltes de maïs s’y prête plutôt bien.

Récoltes de maïs, tout un défi

Le plan agricole du gouverneur Jacques Kyabula, n’est qu’à sa première année, en effet. Mais le besoin de maïs pour de nombreux habitants, lui, n’attend pas.

Cette semaine, le ministre de l’agriculture a indiqué que son gouvernement attend quelques 210.000 sacs de maïs.

Des productions de petits agriculteurs qui ont reçu de la province, ai début de la saison des pluies finissante, des intrants agricoles. En retour, chacun devait des remboursements.

Lire | Haut-Katanga : 3e année, la chenille légionnaire bouffe le maïs

Le plan de relance agricole du Haut-Katanga s’était fixé l’objectif de réduire, par pallier, le volume d’importations de maïs. La région dépend largement des productions zambienne, et de l’Afrique australe de manière générale.

Se tourner vers les provinces congolaises

Chaque année, le Haut-Katanga importe 600.000 tonnes maïs pour nourrir ses habitants, principalement à Lubumbashi. Sa production, elle, ne couvre que le tiers de ce volumes.

Pour l’enseignant en agronomie Jules Nkulu, qui est aussi spécialiste de l’économie agricole, le défi reste encore tout entier. Les 210.000 sacs de maïs attendues couvrent à peine les 1,8% du déficit, sur les 600.000 tonnes qui manquent à la province.

Pour combler le déficit, il faut emblaver 170.374 hectares pour un coût global de 149.875.000$ pour une période de 5 ans.
Pour la première année culturale, la province devait arriver à 10% du déficit, soit 60.000 tonnes de maïs.

Ceci équivaut à une superficie de 15.000 hectares cultivés, pour un coût de 23.164.237$.

Professeur Jules Nkulu propose ainsi de collaborer avec les provinces voisines essentiellement agricoles. C’est principalement le Tanganyika et le Haut-Lomami, dans l’ancien Katanga. plutôt que de continuer d’aller importer en Afrique australe.

Or, le défi majeur à ce jour reste l’absence des routes nécessaires à ces échanges économiques plusieurs fois soulignées comme urgents par les économistes.

Didier Makal


Lire aussi|Haut-Katanga : la crise de maïs s’invite à la session parlementaire de septembre

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