Lualaba : Busanga, un barrage hydroélectrique de sang?

In Environnement

Neuf organisations de la société civile Congolaise dont Caritas Kolwezi tirent une sonnette d’alarme. Dans un communiqué du 03 Octobre 2020, elles demandent au Président Félix Tshisekedi à ordonner l’arrêt immédiat. Mais aussi la démolition des maisons au village 48 Heure, près du barrage hydroélectrique de Busanga.

Parallèlement, les ONG appellent les autorités nationales à instruire le Lualaba à engager un dialogue social. Bien entendu, avec avec les communautés impactées. C’est en vue de mettre en œuvre la feuille de route de la société civile. Une copie serait de ce document qui propose une issue à la crise, déjà remise le 01 septembre 2020 à Richard Muyej,  gouverneur de la province.

Lire | « Stop Inga 3 », écrit une ONG congolaise à Félix Tshisekedi

Ces structures citoyennes dénoncent également l’utilisation abusive des forces de l’ordre et de la police nationale, par le ministre provincial de l’intérieur et de la sécurité du Lualaba. Un forcing qui viserait à délocaliser les populations, alors que l’affaire tout comme celle d’indemnisation des populations devrait faire l’objet du dialogue social entre les parties impliquées, constatent ces organisations.

Des femmes et enfants sans logements dans le Lualaba

Sur ce point, Freddy Kasongo redoute qu’avec ce forcing « l’énergie électrique que produira le barrage hydroélectrique de Busanga ne soit de l’énergie de sang ou de conflit ». Ce membre de la coalition Mwangaza, relève, en effet, des conditions de violation des droits humains que subirait la population membre de la coalition Mwangaza.

Aussi,  Donat Kambola met en garde contre l’indifférence de la part de la haute autorité du pays. Puisqu’on est, selon lui, face aux violations de droits de l’homme en train de se produire. « Surtout que cela est fait avec la bénédiction des autorités provinciales, dénonce-t-il. Et d’ajouter : ce qui se passe « est un mépris aux lois du pays et aux initiatives internationales » auxquelles la RDC et la Chine ont souscrit. 

Par ailleurs, les communautés concernées signalent depuis ce matin, la présence du ministre provincial de l’intérieur et de la sécurité du Lualaba. Aussi de dix jeeps de la police nationale congolaise, d’un camion dix roues des FARDC, et de deux engins de la SICOHYDRO. Des engins qui seraient en train de démolir des maisons au village 48 heures.

Et Les femmes, enfants seraient même jetés dehors et laissés sans logements. C’est Toujours selon ces organisations.

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