Cour constitutionnelle : qui pour diriger ?

In Politique
Azarias Ruberwa, Assemblée nationale

Neuf juges siègent déjà à la Cour Constitutionnelle en République Démocratique du Congo. Une étape franchie après la prestation de serment de 3 juges mercredi 21 Octobre.

L’heure est désormais à l’élection de Celui qui devra présider la haute cour du pays. Une nouvelle étape qui fait déjà émerger des interrogations et inquiétudes dans le pays.

Surtout que des candidatures ont déjà commencé à émerger. Mais les juges devraient préalablement avoir des éléments vendeurs pour espérer briguer la présidence de la Haute Cour.

Des candidats se bousculent pour la présidence de la Haute Cour

Visiblement, c’est donc une nouvelle guerre politique qui s’ouvre dans le pays. D’autant que la Cour Constitutionnelle serait une instance incontournable pour la maintient, et l’accès au pouvoir en RDC.

Position qu’elle doit à la loi organique n°13/026 du 15 Octobre 2013. selon ce texte, la Cour Constitutionnelle est notamment la juridiction pénale du président de la République et du premier ministre.

Sur le plan électoral, c’est elle qui juge de la régularité du processus des élections présidentielles, et législatives. Et ce tant au niveau national, que du référendum.

Une position stratégique de la Cour qui met en bataille plusieurs forces politiques en RDC. Seulement, chacune pourrait soutenir un candidat qui présenterait à la fois des critères de sélection pour la présidence de la Haute Cour, en même temps des critères d’exclusion. Situation qui alimente des interrogations dans le pays.

La Géopolitique et obédience politique, casse-tête des candidats émergeants

C’est le cas de Dieudonné Kaluba. Actif dans le procès 100 jours à l’issue duquel Vital Kamereh a écopé d’une peine de 20 ans de travaux forcés, ce professeur d’universités serait encore détesté dans les rangs de l’UNC.

Plus loin encore par les congolais qui voient dans cette condamnation une tactique du président de la RDC Félix Tshisekedi de l’écarter des élections de 2023.

Dans cette approche, conférer à Dieudonné Kaluba la présidence de la Cour Constitutionnelle serait pour beaucoup un repas difficile à digérer.

Au-delà de ce passé qui pèse encore, la géopolitique pourrait également jouer à sa défaveur. Il est originaire de l’espace du Grand Kasaï. Province dont est originaire l’actuel chef de l’État. C’est sans compter que ce professeur d’universités est encore novice à la Cour Constitutionnelle. De ce fait, il pourrait manquer de l’expertise et de la compétence.

C’est le cas encore de Jean-Pierre Mavungu. Originaire de Congo central, cet ancien directeur de cabinet d’Aubin Minaku serait encore Kabiliste.

Cou constitutionnelle

Casquette qui ne lui vaudrait pas la confiance de l’actuel président de la République quant à sa soumission.

Dans ce panier, serait encore Polycarpe Mongulu. Originaire de la province de l’ ex-équateur, Polycarpe aurait la bénédiction de Léon Kengo Wa Dondo pour plonger dans la Cour Constitutionnelle.

Ainsi, à bien lire, la guerre politique en RDC pourrait avoir plusieurs rebondissements. Par rapport à la Cour Constitutionnelle, après le palais du peuple, elle se poursuit dans les salons huppés de Kinshasa.

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