Crise au Lualaba : la société civile appelle à l’apaisement

In Congo profond
Richard Muyej, Lualaba, Kolwezi

Dans le Lualaba, le cadre de concertation de la société civile appelle les communautés locales à l’apaisement. Cet appel fait suite aux tensions politiques que connaît la province depuis un temps.

Plus précisément, la démarche de cette organisation citoyenne vise à désamorcer la crise au Lualaba. Crise née de la mésentente entre le gouverneur Richard Muyej et son adjointe Fifi Masuka. Un désaccord sur fond de la gestion des finances publiques de la province.

Le risque des affrontements communautaires au Lualaba

En effet, depuis quelques jours, Fifi Masuka accuse Richard Muyej d’opacité. Dans ce sens, elle avait même adressé une lettre à l’Assemblée provinciale. Dans cette correspondance, elle présente le gouverneur du Lualaba comme entretenant plusieurs comptes bancaires fictifs de la province.

Depuis, des tensions montent de plusieurs crans. Parallèlement, le risque d’un conflit à l’échelle provinciale a émergé. C’est surtout à considérer les tendances communautaires dont revêt désormais la guéguerre.

A propos, maître Chadrack Mukad rappelle que les «communautés locales n’ont pas compétence de résoudre le conflit entre Richard Muyej et Fifi Masuka». Formule qui veut par ailleurs l’implication des institutions et organes compétents dans la pacification de la province et la résolution de la naissante crise au Lualaba.

Puisque « nous risquons de voir des affrontements communautaires», prévient le coordonateur du cadre de concertation de la société civile du Lualaba.

Lire | La société civile du Lualaba appelle les politiciens à la modération

C’était avant d’appeler également les députés provinciaux à se défaire de tout esprit Partisan. Lequel esprit risque de freiner le développement manifeste de la province, insist-t-il.

Des enquêtes qui s’enlisent

Par ailleurs, quelques jours avant, les deux parties au conflit avaient sollicité la mise en place d’une commission spéciale pour enquête. Seulement, aussi tôt qu’elle a vu le jour, la commission a sauté.

Le rapporteur de l’Assemblée Provinciale justifiant ce blocus par une disposition du règlement d’ordre intérieur. Un texte qui voudrait que chaque commission obtienne préalablement l’aval de la plénière.

Une démarche qui alimente cependant un paradoxe. D’autant que le président de l’Assemblée provinciale aurait entériné lui-même la création de ladite commission.

Visiblement, la crise au Lualaba pourrait s’enliser. Ou peut-être ouvrir d’autres voies de conflit. Des hypothèses cependant inorthodoxes lorsqu’elles se muent en certitudes.

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