Petit commerce : ces étrangers qui ne respectent pas les lois en RDC

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Confinement, quarantaine

Vivre en République démocratique du Congo n’est pas compliqué, à ce qu’il paraît. Tout le monde y fait aussi ce qu’il veut, notamment dans le domaine du petit commerce. L’Etat a visiblement démissionné. Seul bémol à cette affirmation, à ce jour : la province du Tanganyika. Son gouverneur Zoé Kabila n’accepte pas que les étrangers y vivent dans l’illégalité.

C’est une décision du conseil de ministres du 12 mars réunis à Kalemie qui relance en RDC la question. De nombreux étrangers vivent dans le Tanganyika, dans l’illégalité et exercent le petit commerce.

« Les petits commerces sont réservés aux nationaux et non aux étrangers, conformément à l’ordonnance-loi numéro 90/046 du 08 aout 1990 », a rappelé Dieudonné Kamona, ministre de cette province.

En violation de la loi

Tout porte à croire que les expatriés viennent en RDC pour y vivre dans l’illégalité. La 90/046 du 08 août 1990 portant organisation du petit commerce en RDC. Son article 4, premier alinéa dit qu’« il faut être de nationalité congolaise » pour détenir une activité dans le secteur du petit commerce.

Curieusement, même dans le capitale Kinshasa où se trouve le parlement qui côté les lois, les expatriés tiennent le secteur. Ils viennent, depuis environ dix ans, des pays orientaux; mais aussi de l’Afrique. Surtout, ils concurrencent les nationaux qui n’ont parfois pas les mêmes ressources pour dire face.

Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi, Bukavu, Goma, Kalemie sont l’échantillon des parties plus commerciales de la RDC où des étrangers qui vendent parfois à même le sol leurs marchandises. Sans payer une moindre quittance de 200 Francs.

Lire | Vendeurs ambulants à Lubumbashi : le droit de vendre partout ou de survivre?

Sur la route Likasi par exemple, à deux kilomètres du péage Lwambo en provenance de Lubumbashi vers Kolwezi, se trouve un restaurant de fortune bien connu. Il serait tenu par des sujets tanzaniens.

A centre-ville de Lubumbashi, des indiens et chinois tiennent des commerces où un petit stylo de 200 francs ($0,001 centime) peut être payé. Et il sont toujours pleins de monde. Des libanais aussi vendent dans des restaurants qu’ils ont ouvert. Commerces où des nationaux jouent souvent des rôles secondaires comme accueillir les clients et les servir.

Des contrôleurs publics renseignent que souvent, ces personnes n’ont pas de visa. Pas non plus d’autorisation de séjourner en RDC où n’ont eu que des visas touristiques dont la durée est souvent dépassée.

C’est sans noter ce fait étonnant : de nombreux commerces étrangers ont un seul nom. Pour dire s’affichent comme un établissement unique aux nombreuses succursales ou représentations. De sorte que la taxation est souvent réduite.

Difficile, par ailleurs, de percer dans le domaine pour en savoir plus dans la mesure où toute communication avec des journalistes est suspectée comme censée créer des problèmes.

Le petit commerce n’est pas l’unique problème

Renvoyer les expatriés non en règle avec l’État congolais ne suffit, cependant pas. Particulièrement dans le monde de l’emploi. Il faudra aussi apprendre aux expatriés le respect des droits de travailleurs qu’ils emploient. Les nationaux.

Les entreprises tenues par les indiens, libanais et chinois paient à peine les taxes et impôts. Les problèmes en lien avec le respect des droits humains son multiples dans ces sociétés particulièrement. Les travailleurs sont insultés et maltraités.

L’inspection du travail travail, même si elle compte parmi ses agents ceux qui tiennent à faire respecter la législation en matière de travail, elle peine globalement à faire le poids. C’est du fait des interférences des politiques, et bien sûr, de la corruption aussi.

Eric Cibamba

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