Le Nord-Kivu, province de l’Est de la RDC, en alerte depuis la soirée de ce 13 mars 2023. Alors que les souvenirs de l’éruption du Nyiragongo n’ont pas encore disparu, c’est autour de son voisin, le Nyamulagira d’entrer en activité. Heureusement, la population ne devrait pas s’inquiéter, assure-t-on.
Le volcan Nyamulagira s’est activé. Des internautes ont vite semé la confusion parlant du très célèbre Nyiragongo. Mais des sources sûres assurent qu’il s’agit bel et bien du Nyamulagira. Un volcan plus petit que le Nyiragongo, avec 3 058m d’altitude. Avant ce soir, sa dernière activité remontait à novembre 2019.
Nyamulagira actif mais pas dangereux
L’observatoire volcanologique de Goma dont un expert est cité par le journaliste Fidèle Kitsa, rassure la population. Kasereka Mahinda (qui est cite) précise que « l’activité est à l’intérieur du cratère et la population ne doit pas paniquer ». Par conséquent, le volcan ne devrait normalement pas menacer la population, surtout pas la ville de Goma. En plus, Goma est protégée de Nyamulagira par le majestueux Nyiragongo qui, lui, est de plus de 3 400m d’altitude.
Par ailleurs, dans son communiqué officiel, l’observatoire volcanologique de Goma note que s’il éruption sur le flanc du Nyamulagira, le parc de Virunga serait menacé. C’est là que s’orienterait la lave. L’activité actuelle, précise le communiqué, implique « un mouvement des magmas à faibles profondeurs vers le cratère central ». L’observatoire appelle les aviateurs à la prudence.
Le Nyamulagira est le volcan le plus actif d’Afrique mais pas aussi dangereux que le Nyiragongo. Situé au Nord-Kivu, Nyamulagira, Nyamlagira ou Nyamuragira, est un volcan de rift appartenant à la chaîne des montagnes de Virunga. Selon les scientifiques, il a la morphologie des volcans boucliers. Il peut produire des coulées de lave de plus de 30km.
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Pour rappel, la dernière éruption dans le Nord-Kivu était du Nyiragongo, le 22 mai 2021. Officiellement, elle avait fait 32 morts. Plusieurs personnes ont fui leurs milieux de vie. Des biens publics et privés ont été détruits.
Selon l’Unicef, il y a eu il y a eu « plus de 3 500 maisons, 7 écoles et 4 centres de santé ont été détruits et près de 200 000 personnes privées d’accès à l’eau potable ». Et ajouter que près de 234 000 personnes ont été déplacées l’éruption.
Par Fidèle Bwirhonde











