Au lendemain de l’attaque qui a coûté la vie à 15 casques bleus et 5 FARDC, dans le territoire de Beni, des voix se lèvent. Parmi elles, celle de l’opposant Moïse Katumbi, en exil. Il dénonce une attaque choquante. Surtout il rappelle « l’urgence de rétablir la paix dans une RDC où l’Etat a démissionné ».
L’opposant Moïse Katumbi a réagi dans un message court, sur Twitter, le vendredi, le jour même de l’attaque. Il dénonce une « attaque choquante contre la Monusco », la mission onusienne en RDC depuis plus de 16 ans. « Condoléances aux familles des victimes des militaires tanzaniens et des #FARDC », écrit Katumbi.
Puis, il avance, soulignant l’importance du rôle que joue la Monsuco en RDC, pays plongé dans deux décennies de violences armées. « Soutenons et rendons hommages à ceux qui nous protègent », écrit-il.
L’Etat a démissionné en RDC, selon Moïse Katumbi
Par ailleurs, pour Moïse Katumbi, cette attaque « doit nous alerter sur l’urgence de rétablir la paix dans une #RDC où l’Etat a démissionné. » Le 19 septembre, Katumbi déclarait « la paix en RDC c’est sans Joseph Kabila« . Il l’accusait alors de ne pas agir assez en faveur de la paix.
Cette choquante attaque contre la @MONUSCO doit nous alerter sur l’urgence de rétablir la paix dans une #RDC où l’Etat a démissionné. Condoléances aux familles des victimes des militaires tanzaniens et des #FARDC, soutenons & rendons hommages à ceux qui nous protègent.
— Moise Katumbi (@moise_katumbi) 8 décembre 2017
Un message repris plusieurs fois, depuis le soir, par les twitos. Certains vont dans le même sens, pour critiquer le pouvoir de Joseph Kabila, qui plus est, en dépassement de mandat depuis 2016. D’autres, en revanche, lui reprochent de « tout politiser ».
L’ONU meurtrie en RDC
Lors de l’attaque des positions de la Monusco, dans le territoire de Beni, au Nord Kivu, l’ONU a perdu 15 soldats et compté 53 blessés. L’armée congolaise en a perdu aussi 5 et a annoncé avoir tué 72 combattants ADF.
Des rebelles ougandais accusés, depuis près de trois ans, d’attaques contre les forces armées et des massacres contre les civils. Mais ils n’ont pas été formellement identifiés comme tels. Ce qui contribue à nourrir des rumeurs et suspicions dans cette région qui connaît 21 ans de violences. Le conseil de sécurité a annoncé qu’il ne peut pas y avoir d’impunité sur ce cas.











